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Euthanasie : ils ont aidé un homme en bonne santé à mourir !

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source : http://publicchristianity.org/library/euthanasia#.UrBbgPYWfxY

SIR - Publié le 13/07/13

En Suisse, de soi-disant philanthropes ont aidé un homme qui se croyait condamné, à se suicider !

Un tragique fait divers relance le débat sur l’euthanasie ou le « suicide assisté » :

Après le diagnostic d’une maladie incurable, un magistrat italien de 62 ans Pietro D'Amico, de Vibo Valentia, procureur général à Catanzaro (Calabre) depuis 1995 et jusqu'à sa démission, il y a trois ans, s'est rendu en Suisse en avril dernier pour demander la mort, à l'insu des siens, or une autopsie demandée ensuite par la famille révèlera que l’homme était tout à fait sain.

Pietro D’Amico était un homme en bonne santé. Sans doute atteint du mal de vivre, mais tout à fait sain: nulle maladie dégénérative, nulle maladie incurable. Mais, en revanche, une envie inguérissable de mourir.

Mais était-ce suffisant pour justifier un acte d’euthanasie ?

C’est la question que soulève Emanuela Vinai, dans son article paru le 8 juillet 2013 dans les colonnes de l'Agence de Presse catholique italienne, SIR, et traduit par nos soins:


(…)Pour que la vérité  se fasse,  il a fallu la ténacité de sa fille, qui n’a pas voulu s’en tenir à la version des faits, à ses yeux ni vraie, ni crédible.  A l’annonce de la mort de son père, Francesca D’Amico a immédiatement écarté l’hypothèse d’une étrange et vague  « pathologie dégénérative invisible aux instruments médicaux » sans que ses proches n’en aient jamais rien su.

Et voici maintenant que les résultats de l’autopsie lui donnent raison. Selon l’avocat de la famille, « les examens de laboratoire sophistiqués et approfondis des éléments prélevés sur le corps, ont exclu ‘de façon péremptoire’ l’existence de cette grave et incurable pathologie déclarée par des médecins italiens et corroborée par des médecins suisses ».

Qui plus est, la clinique affirme que le magistrat s’était rendu en Suisse en produisant deux certificats médicaux de médecins italiens attestant la gravité de son état. Un ‘auto-certificat’ sorti d’une structure qui « aide à mourir, non à vivre » et sur lequel il n’a pas été jugé utile d’effectuer d’autres vérifications.

Maintenant, c’est à la magistrature qu’il appartient de vérifier le lien de causalité entre lerreur de diagnostic  et « le triste événement », comme cela a été pudiquement défini.

En plus du chagrin, il reste aux proches l’amère conscience que  Pietro D’Amico pouvait être sauvé ; il suffisait d’un examen plus approfondi, d’un entretien, d’un coup de téléphone à la famille à donner avant, pas après.

Et à présent, sans vouloir ergoter, « suicide assisté » signifie que si quelqu’un se présente disant qu’il veut mourir, au lieu de lui tendre la main, les oreilles, le cœur, on l’aide à choisir le moyen par lequel quitter le monde. C’est à chacun de soutenir un père ou une mère, un frère, un cousin, un ami, qui a traversé ou traverse un moment particulièrement difficile et de fragilité psychologique.

Mais personne ne pense que la solution du problème se trouve dansl’élimination de celui porte le problème.

Nous vivons dans une société découragée, repliée sur elle-même, dans laquelle l’euthanasie est sponsorisée avec une légèreté extrême par de faux philanthropes, qui pensent que l’unique réponse à une question de solitude, de souffrance, d’abandon, est de lui proposer un voyage sans retour.

Et pourtant les signes d’un réveil de l’espérance ne manquent pas. Le pape François à Lampedusa, a parlé au cœur et aux esprits : qu’as-tu fait de ton frère? Question qui ne peut rester sans réponse ou, pire encore,  à laquelle la réponse serait d’exhiber une forme de compassion qui sonne davantage comme la énième tentative de déresponsabilisation que d’une réelle prise en charge.

« Je ne sais pas, suis-je le gardien de mon frère? » Eh bien, oui, nous sommes le gardien de notre frère. Non pas parce que nous sommes catholiques, mais parce que nous sommes des hommes. Un gardien non pas au sens de surveillant vigilant, mais de celui qui, regardant l’autre, se reconnaît en lui, surtout quand le regard lui restitue l’image la plus dure à voir, celle de quelqu’un qui appelle à l’aide.

(Traduit de l'italien par Elisabeth de Lavigne)

I.C

Tags:
euthanasieItaliesuicide assisteSuisse
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