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Embryon : pourquoi il faut soutenir « un de nous »

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L’Europe nous donne l’occasion d’une action efficace pour défendre l’embryon humain par la pétition « Un de nous »… à condition de recueillir un million de signatures !

Source : La Nef N°250 JUILLET-AOUT 2013
 
L’année scolaire fut mouvementée mais la torpeur estivale, si elle survient, ne devrait pas éteindre le réveil des consciences. Le gouvernement poursuit les manœuvres qui ont déclenché « la Manif pour tous » avec pléthore de sujets sociétaux et bioéthiques. Si l’on entend de plus en plus parler d’euthanasie, de réforme de la famille, une menace urgente pèse sur l’embryon humain. Après le sursis inespéré obtenu en mars par des députés de l’opposition qui sont parvenus à maintenir l’interdiction de la recherche sur l’embryon humain, le gouvernement avance coûte que coûte. La séquence « Mariage pour tous » à peine bouclée, le gouvernement poursuit son offensive. Ainsi, début mai, le Conseil des ministres rendait compte de sa volonté de faire voter la proposition de loi visant la libéralisation de ces recherches en en faisant une priorité de son calendrier parlementaire d’avant l’été. Le 14 juin, la menace prenait forme avec l’inscription du texte à l’ordre du jour de la session parlementaire extraordinaire qui s’ouvre le 1er juillet 2013. Au final, la proposition de loi revient plus discrètement encore, lors d’une niche parlementaire radicale le 11 juillet, un jeudi, journée où les parlementaires sont en circonscription, annonçant un hémicycle qui risque d’être déserté…
 
L’effet de surprise salvateur ne fonctionnera pas cette fois-ci, mais quel que soit le résultat de la joute en séance publique, l’honneur réside dans le combat. Dans cette résistance, la France n’est pas seule. Nombre d’observateurs et de citoyens européens, sinon mondiaux, se sont ragaillardis à la vue des foules de Français dans les rues à Paris et en province contre le « mariage » et l’adoption de personnes de même sexe. Ce qui est en jeu, c’est le respect de la dignité humaine. Nous avons l’opportunité aujourd’hui de pouvoir agir plus largement avec les citoyens européens pour protéger l’embryon humain.
 
Et ces ressorts, européens du moins, s’ils étaient disparates, dispersés et inconnus les uns des autres, sont en train de devenir solidaires, interconnectés et déterminés. La source de cette unité est née en mai 2012 pour éclore dans le courant de l’hiver avec l’initiative citoyenne européenne One of us, Un de nous en français. Une récolte massive de signatures en Europe, et voilà un objectif commun qui soude les rangs.
 
Une procédure stricte
 
Peut-être pointent en France les réticences compréhensibles de ceux qui, engagés de toutes leurs forces contre la loi Taubira, ont espéré qu’un recours soutenu par un nombre record de pétitions au Conseil Économique, Social et Environnemental (CESE) aurait un effet. Ils ont été floués par l’État. Mais le mécanisme d’une initiative citoyenne européenne (ICE) est d’une part bien plus encadré qu’une pétition classique, et d’autre part est un outil politique voulu par l’Union européenne elle-même dans le but de rapprocher les citoyens d’une construction souvent vécue comme lointaine, non-représentative et systématiquement contraignante.

Le principe de la procédure est de déposer à la Commission européenne le texte d’une initiative, en l’occurrence stopper les financements européens des programmes qui détruisent l’embryon humain, puis que celle-ci accepte la recevabilité de cette initiative, feu vert qui enclenche la collecte du million de signatures dans les 27 États membres, 7 d’entre eux au minimum devant avoir atteint leur quota imposé au prorata de leur population. 
Au-delà du cadre strict, gage de sérieux, appliqué à toutes les initiatives qui seront enclenchées dans les années à venir, Un de nous bénéficie d’un atout majeur : ses initiateurs, les parlementaires européens Carlo Casini, italien, et Jaime Mayor Oreja, espagnol, sont pour le moins des pionniers enthousiastes ! Ils ont rapidement compris, lors de la signature du traité de Lisbonne, que cet outil serait un levier formidable pour une communauté européenne sensible à la protection de la vie et de la dignité humaine. Le lancement du projet a d’ailleurs éprouvé leur patience et leur détermination. 
 
Ainsi, en mai 2012, le concept d’initiative citoyenne à peine créé, ils s’entourent d’experts comme Grégor Puppinck, directeur de l’European Centre for Law and Justice (ECLJ), et rédigent à plusieurs mains le texte fondateur de leur initiative. Ils entendent, à travers elle, et grâce au soutien populaire, demander aux institutions communautaires d’assurer « la protection juridique de la dignité […] de tout être humain depuis sa conception ». C’est pourquoi l’initiative demande d’arrêter d’une part le soutien financier à des équipes ou à des programmes de recherche sur l’embryon humain, et d’autre part le financement d’organisations non-gouvernementales dont des activités sont liées à la promotion et au développement de l’avortement en dehors des frontières européennes (en Chine et en Inde notamment). La date butoir pour collecter et déposer le million de signatures – idéalement davantage – est finalement le 1er novembre 2013, au lieu du 1er mai, puisque le démarrage a mis 6 mois dans une administration européenne prise de cours par le dynamisme de cette initiative.

Ces parlementaires et leurs soutiens pourront mettre leurs atouts au service de la défense de la vie si mandat leur est donné par 1 million d’entre nous. Fins connaisseurs des rouages des instances européennes, ils savent anticiper les temps longs de sa législation, notamment en termes de politique budgétaire. Or il s’agit précisément d’un de leurs objectifs principaux : mettre un terme au financement très controversé des recherches sur l’embryon alors que se déroulent les discussions des budgets alloués à la recherche et à l’innovation du programme Horizon 2020, programme qui sera mis en œuvre à partir de 2014. Les porteurs de l’initiative s’appuient notamment sur la jurisprudence de la Cour de Justice de l’Union Européenne qui, dans son arrêt Brüstle c. Greenpeace (18 octobre 2011), a reconnu que la vie humaine mérite une protection juridique dès la conception, en particulier au regard des principes de respect de l’intégrité physique et de la dignité humaine. Ces initiateurs, ardents défenseurs des droits de l’homme et de la dignité humaine, tentent aujourd’hui de mobiliser massivement sur le terrain à travers des relais nationaux, réunis à Rome mi-juin pour un point d’étape qui s’est tenu au moment des célébrations autour de l’encyclique Evangelium vitae.
 
En France, nous sommes quatre organisations à unir nos forces pour mobiliser et collecter les signatures. Alliance VITA, la Fondation Jérôme Lejeune, le Comité Protestant évangélique pour la Dignité Humaine et les Associations Familiales Catholiques (AFC) s’inscrivent dans cette course contre la montre pour recueillir au moins 60 000 signatures françaises, 100 000 dans l’idéal, et contribuer au million européen. « Belle surprise », comme l’exprimait avec joie le député italien Luca Volontè, le mouvement social qui se lève ici pour défendre la dignité humaine montre que la France a des ressorts pour réagir. L’embryon humain, si fragile, a besoin de la mobilisation de tous. Les formidables contributions italienne (205 000 signatures en juin !), autrichienne, hongroise, polonaise, slovaque, espagnole et hollandaise (7 pays qui ont atteint et souvent largement dépassé leur quota de signatures), encouragées par l’appel explicite des papes Benoît XVI et François à soutenir l’initiative, doivent déclencher un réveil français.
 
Jean-Marie Le Méné 
Président de la Fondation Lejeune
 
 
Nous appelons chaque citoyen de plus de 18 ans qui entend défendre la dignité de l’embryon à participer au plus vite à cette initiative en signant en ligne sur le site www. undenous.fr ou en renvoyant le formulaire papier joint à ce numéro à la Fondation Jérôme Lejeune, Opération Un de nous, 37 rue des Volontaires, 75015 Paris.
 
Article à retrouver en suivant ce lien : http://www.lanef.net/t_article/soutenir-un-de-nous-jean-marie-le-mene-25758.asp?page=2

 

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