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Le Pape François aux parlementaires français : donnez  » une âme aux lois « 

© Andreas SOLARO / AFP
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Le Pape François aux parlementaires de la République française le 15 juin : donnez aux lois « une âme qui ne reflète pas uniquement les modes et les idées du moment »

 Monsieur le Président, chers Parlementaires,

Faisant suite à votre demande, je suis heureux de vous recevoir ce matin, membres du Sénat et de l’Assemblée nationale de la République française. Au-delà des différentes sensibilités politiques que vous représentez, votre présence manifeste la qualité des relations entre votre pays et le Saint-Siège.

Cette rencontre est pour moi l’occasion de souligner les relations de confiance qui existent généralement en France entre les responsables de la vie publique et ceux de l’Église catholique, que ce soit au niveau national ou au niveau régional ou local.

Le principe de laïcité qui gouverne les relations entre l’État français et les différentes confessions religieuses ne doit pas signifier en soi une hostilité à la réalité religieuse, ou une exclusion des religions du champ social et des débats qui l’animent. On peut se féliciter que la société française redécouvre des propositions faites par l’Église, entre autres, qui offrent une certaine vision de la personne et de sa dignité en vue du bien commun.

L’Église désire ainsi apporter sa contribution spécifique sur des questions profondes qui engagent une vision plus complète de la personne et de son destin, de la société et de son destin. Cette contribution ne se situe pas uniquement dans le domaine anthropologique ou sociétal, mais aussi dans les domaines politique, économique et culturel.

En tant qu’élus d’une Nation vers laquelle les yeux du monde se tournent souvent, il est de votre devoir, je crois, de contribuer de manière efficace et continue à l’amélioration de la vie de vos concitoyens que vous connaissez particulièrement à travers les innombrables contacts locaux que vous cultivez et qui vous rendent sensibles à leurs vraies nécessités. Votre tâche est certes technique et juridique, consistant à proposer des lois, à les amender ou même à les abroger. Il vous est aussi nécessaire de leur insuffler un supplément, un esprit, une âme dirais-je, qui ne reflète pas uniquement les modes et les idées du moment, mais qui leur apporte l’indispensable qualité qui élève et anoblit la personne humaine.

Je vous formule donc mes encouragements les plus chaleureux pour continuer dans votre noble mission, cherchant toujours le bien de la personne en promouvant la fraternité dans votre beau pays.
Que Dieu vous bénisse.

Traduction : Osservatore Romano

 
Gérard Leclerc : « Au nom de quoi interdire au pape de s’exprimer ? »

Après le déluge de commentaires dans tous les medias sur le thème « le pape s’immisce dans le débat public » cette utile mise au point de l’essayiste :

«… ll n’y a là aucune confusion des domaines. Le pape ne donne pas de consignes impératives de vote aux parlementaires, il les renvoie à leur responsabilité propre qui est de voter la loi.
On ne voit pas au nom de quoi on interdirait dans le débat public l’expression d’une réflexion approfondie, même si elle est inspirée par une conception théologique. Habermas, le grand philosophe du débat démocratique, a bien montré qu’aucune tradition, fut-elle spirituelle, ne doit être exclue, pourvu qu’elle s’exprime dans un langage accessible à la raison commune.
Le même pape François vient d’ailleurs d’adresser au Premier ministre britannique une lettre à la veille de la réunion du G8 en Irlande du Nord, où il recommande de ne pas dissocier l’éthique de l’économie. Tous ceux qui veulent faire progresser l’humanité vers plus de justice devraient accueillir avec intérêt et reconnaissance ce point de vue qui ne prétend pas résoudre toutes les questions concrètes mais qui éclaire leur arrière-fond anthropologique. L’homme ne vit pas seulement de pain et le pain doit être le bien de tous, équitablement partagé ! »

Chronique lue sur Radio Notre-Dame le 17 juin 2013.
 

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