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Dialogue interreligieux. Le pape François retrouve son ami rabbin Skorka

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« Bergoglio m’a appris ce que signifie le moment de la mort » a confié celui-ci lors de son passage à Rome.

Dialoguer signifie tout d’abord « essayer de se mettre dans la peau de l’autre », développer la capacité d’empathie, savoir qui est l’autre. C’est la recette pour marcher ensemble dans le respect et l’amitié que partagent le rabbin de Buenos Aires Abraham Skorka, et son ami Bergoglio – une amitié qui remonte à l’époque où celui-ci celui-ci était archevêque de la capitale argentine.
Skorka est l’un des 27 participants au séminaire Juifs et chrétiens ensemble pour approfondir la dimension spirituelle de dialogue qui se déroule en ce moment au Centre Mariapolis de Castel Gandolfo, organisé par le Centre pour le dialogue interreligieux du Mouvement des Focolari. Les participants ont eu l’occasion de saluer le Pape François à la fin de l’audience générale du mercredi 12 juin.
 
« Il nous a demandé de prier pour lui », a confié le rabbin de New York Eric Tsvi Blanchard dans le briefing qui a suivi avec les journalistes. A propos des travaux en cours au centre Mariapolis, a dit le rabbin Blanchard, « notre souhait est quele nouveau niveau de dialogue que nous recherchons nous conduise à être meilleurs, nous voulons apprendre des autres, grâce à un échange qui dépasse les convictions religieuses pour englober la spiritualité  ».

L’engagement des Focolari pour le dialogue entre juifs et chrétiens remonte aux années 70 et 80, lorsque la fondatrice du Mouvement, Chiara Lubich, a développé des relations de respect et d’amitié avec les communautés juives dans diverses villes en Europe, en Israël, en Argentine, au Brésil et aux Etats-Unis, qui ont suscité une série d’initiatives de rencontre et de réflexion. Au fil des ans, les “défenses réciproques” sont tombées et à présent, s’est félicité Blanchard, « nous n’avons plus peur de la blessure que pourrait me causer la connaissance de l’autre; mais être ouverts les uns aux autres, cela exige un long et véritable travail, c’est la même difficulté que l’on rencontre dans la vie en famille ».
 
Pour Roberto Catalano du Centre pour le dialogue interreligieux des Focolari, « nous nous trouvons à un tournant qualitatif sur le chemin du dialogue judéo-chrétien » et, a-t-il expliqué, « pas seulement en raison de la présence d’une assistance qualifiée à cette rencontre, mais aussi de l’engagement personnel dans le dialogue ».
 
« Quand un chrétien regarde un juif aujourd’hui » – a affirmé le rabbin Montevideo Hodara Rafael – « il ne peut pas le regarder de la même façon que depuis des siècles, sans connaître ses traditions ». Et il ajouté : « Apprendre à nous connaître, c’est notre travail. Après 2000 ans de conflit, nous devons travailler pour la rencontre, en ayant conscience que nous avons un Dieu unique qui a de nombreux enfants, tous frères entre eux».
 
« Dans l’hébreu biblique » – a souligné Skorka – « connaître est synonyme de aimer, que ce soit une femme ou Dieu ». Il s’agit pour le rabbin de Buenos Aires de la « meilleure voie pour un avenir meilleur ». Ce qu’il faut, c’est parler sans barrières, analyser toutes les questions sans exception, jusqu’au moment où « le silence sera le signe soit qu’on ne peut pas aller plus loin, soit que nous sommes totalement sur la même ligne ».
C’est justement ce type de dialogue qui a été à la base du livre écrit par celui était alors cardinal Bergoglio “Le ciel et la terre”, dans lequel de nombreux sujets délicats ont été abordés avec sérénité: de la situation politique aux années de la dictature en Argentine, du conflit israélo-palestinien à la position de Pie XII pendant la shoah, au sens du célibat dans l’avenir de l’Eglise catholique.
 
Dans l’année passée à la rédaction de ce livre, « 

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