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Les prêtres dans nos campagnes : les avons-nous abandonnés ?

© Corinne SIMON / CIRIC
Un sacerdote, en los bancos vacíos de la parroquia
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La solitude que peuvent ressentir bien des prêtres de campagne en Europe est une question posée à toute l’Eglise, notamment aux laïcs

La vie d’un prêtre a toujours comporté une forme de solitude.Mais aujourd’hui, avec des églises de campagne quasiment vides et froides, sa figure décriée et ridiculisée dans les médias, une opinion publique indifférente ou défavorable, et  la crise des vocations, un prêtre se sent souvent plus que seul:abandonné.

N’est-il pas temps pour nous laïcs de comprendre que la vocation –et la sainteté–  des prêtres est aussi notre affaire ?
 
Don Juan est le curé de vingt patelins des Pyrénées espagnoles. Chaque matin, quand il sort du presbytère, il ne voit pas âme qui vive dans la rue; le dimanche, on compte à peine trois paroissiens pour plusieurs églises. Catéchèses et activités  proposées n’intéressent pas: « C’est un peu comme nager à contre-courant pour finalement s’apercevoir qu’on est seul à nager  », confie-t-il à Aleteia. « Humainement parlant,  il est clair que le prêtre est parfois tenté par la tristesse, le découragement. »

« Le sacerdoce n’est pas comme le mariage,  avec la relation entre mari et femme et une famille ouverte au monde, ni comme la vie religieuse qui est une vie d’abord communautaire», explique le secrétaire de la Commission épiscopale de la conférence des évêques espagnols, Santiago Bohigues.
 
A cela s’ajoutent « les multiples formes d’isolement que génère la société moderne  dans laquelle le bruit et le stress poussent à une vie accélérée mais sans racines, à une frénésie qui entrave des relations personnelles saines et profondes » fait observer à Aleteia l’archevêque de Oviedo, Mgr Jesús Sanz. En ce sens, « la solitude est une pathologie qui nous isole de Dieu comme des autres, et aussi de nous-mêmes ».

Mais au-delà de la solitude –choisie- de l’homme qui se livre aujourd’hui totalement au Christ et au service des autres, beaucoup de prêtres souffrent d’une forme d’isolement, d’abandon. Des évêques, comme Mgr Oviedo, déplorent « le mépris dans lequel sont parfois tenus les prêtres au sein de la société, où on est passé d’une période où le prêtre était considéré avec respect et vénération, à une étape dans laquelle il ne compte pas, et l’Eglise en général et le curé en particulier sont à exclure. »

Le sécularisme et la manipulation conduisent parfois à l’indifférence et à l’hostilité envers les prêtres. Ainsi les cas d’abus sexuels  par certains prêtres ont provoqué souvent des attaques et une méfiance disproportionnées à leur égard, si on compare les 400 cas de condamnation recensés par la Congrégation pour la doctrine de la foi en  2011 avec les 20.000 cas impliquant des professeurs depuis un demi-siècle rien qu’aux Etats-Unis.

Même dans l’Eglise, une certaine désaffection envers le prêtre

Jusque dans les communautés chrétiennes, « on n’a pas assez conscience que le prêtre est une personne qui est présence du Seigneur, mais aussi qui a besoin de sollicitude », constate Santiago Bohigues. « Parfois, nous ne méditons pas assez sur l’humanité des prêtres. Mais pensons qu’à travers cette humanité du prêtre, avec ses qualités et ses limites, le Christ va nous sanctifier   ».

Chez les prêtres eux-mêmes, pratiquer l’idéal de fraternité et vivre en communion n’est pas toujours chose facile. « Chacun mène sa vie, chacun est plongé dans ses problèmes, dans son monde », regrette don Juan.

Les causes et conséquences

« C’est parce que nous –y compris les prêtres-  n’avons pas  été créés  pour la solitude, mais à l’image du Créateur, qui n’est pas solitude mais communion de trois Personnes, que notre cœur ne s’y résigne pas », explique l’évêque d’Oviedo.

« Lorsque la solitude existe de fait, ce n’est pas parce que nous serions inoccupés, mais c’est que nous sommes “surbookés

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