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Syrie : les deux évêques enlevés seraient en bonne santé

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Isabelle Cousturié - Publié le 27/05/13

Sur le terrain les combats font rage et débordent au Liban où se sont réfugiés près de 500.000 Syriens dont un grand nombre de chrétiens

Les deux évêques orthodoxes enlevés le mois dernier en Syrie sont en bonne santé, a affirmé samedi 25 mai à Istanbul, en Turquie,  un responsable du principal groupe de l'opposition syrienne, sans toutefois pouvoir donner d'indication sur leurs ravisseurs.

L’évêque Yohanna Ibrahim, chef du diocèse syriaque orthodoxe d'Alep et l'évêque Boulos Yaziji, chef du diocèse grec orthodoxe de la ville, ont été kidnappés fin avril à Kafar Dael, près d'Alep.

Selon les déclarations d’un membre du comité créé par la Coalition nationale de l'opposition syrienne pour enquêter sur ces enlèvements, Abdul Ahad Steipho, en marge d'une réunion de la Coalition. « la seule information sûre », c'est qu'il y a deux ou trois jours, un médecin a rendu visite aux deux évêques et qu’ils vont bien ».

Aucune revendication n'a été formulée pour cet enlèvement.  Mais selon certaines sources émanant les unes de l'Eglise grecque orthodoxe, les autres du régime syrien, les ravisseurs seraient des « jihadistes tchétchènes ».

Interrogé en marge d’une réunion de la coalition, M. Steipho a indiqué de son côté que son comité  recevait « beaucoup d'informations contradictoires sur l'identité des ravisseurs et sur leurs demandes de rançons ». Parmi les auteurs possibles de ces enlèvements : des bandes criminelles, le régime (du président Bachar) el-Assad, ou les brigades de l'Armée syrienne qui s’en serviraient pour effectuer des échanges. »

Parallèlement, sur le terrain, « Les combats et les bombardements, qui ont lieu sur tous les axes à l'intérieur et à l'extérieur de Qoussair, sont les plus violents depuis le début de l'offensive », selon le directeur de l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH), Rami Abdel Rahmane, qui s'appuie sur un large réseau de militants et des sources médicales à travers le pays.

Au Liban voisin, le Conseil supérieur de la communauté grecque catholique a demandé vendredi dernier, la libération des deux évêques enlevés, et pressé les protagonistes de la crise dans ce pays à « tenir les chefs d’Église à l’écart des retombées de la violence et à respecter la mission qu’ils assument », tout en demandant  à tous les syriens « de sauvegarder le pluralisme qui a toujours caractérisé la société syrienne ».

Depuis le début du conflit, il y a deux ans, le Liban accueille sur son territoire plus de 470.000 réfugiés syriens, selon un récent décompte de l’ONU qui déplore dans toute la région  un fort afflux de réfugiés depuis janvier avec près d’un quart de million de nouvelles arrivées par mois, dont un grande nombre de chrétiens.

Le Liban se retrouve de plus en plus entraîné dans la guerre en Syrie. Le Hezbollah libanais s’est engagé depuis une semaine aux côtés de l’armée syrienne, lors des combats pour reprendre la ville stratégique de Qousseir (centre).  Dimanche, deux roquettes sont tombées sur la banlieue sud de Beyrouth, fief du mouvement chiite.

La situation est désormais « bien au-delà des capacités humanitaires de la communauté internationale », car « nous assistons à la plus grave crise humanitaire jamais observée », avait déclaré quelques jours auparavant, Madame Kristalina Georgieva,  la commissaire européenne chargée de la coopération internationale, de l’aide humanitaire et de la réaction aux crises. Elle y avait déploré un quotidien fait « de privations, de sacrifice, de maladies, de promiscuité, et même d’exploitation ».

Selon le HCR, quelque 473 000 réfugiés syriens vivent désormais également en Jordanie, quelque 347 000 en Turquie, quelque 147 000 en Irak, quelque 67 000 en Égypte et environ 10 000 dans les pays d’Afrique du Nord.

Dans un compte-rendu envoyé à l’Agence Fides, le Métropolite syro orthodoxe de Jazirah et Euphrate, Eustathius Matta Roham, décrit la situation d’alarme permanente dans laquelle vivent ces populations, soulignant que dans leur pays, la Syrie, les églises et l’ensemble des symboles chrétiens ont été détruits.

Ce flux permanent de personnes en fuite figure en bonne place dans le rapport que le patriarche maronite, Mgr Béchara Raï, a remis au pape François mercredi dernier sur la situation des chrétiens au Moyen-Orient pour, dit-il, «  l'aider à agir sur ce dossier, en lui faisant connaître « la vérité objective des choses ».

Interrogé par l’agence i-media au terme de la messe quotidienne concélébrée avec le pape à la Maison Sainte-Marthe, Mgr Rai a précisé qu’il s’agissait d'un « rapport détaillé sur la situation des communautés chrétiennes et sur la situation au Moyen-Orient », alors que l'élection de François a suscité chez celles-ci des espoirs d'une initiative du Saint-Siège, même si sa marge de manœuvre est extrêmement limitée, commente i-media.



Sources :

Orient le jour
i-media
Fides

Tags:
Syrie
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