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Le pape François et le diable

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Il le cite fréquemment et le décrit comme l’ennemi le plus sournois de l’Eglise : l’existence de Satan n’est pas une croyance à option !

La vidéo d’une courte prière effectuée par le pape François sur un jeune malade, le 19 mai dernier, a fait le tour du monde: les mains du pape posées sur la tête d’un jeune homme assis sur un fauteuil roulant, puis la prière…..  La scène se passe  sur la place Saint-Pierre, à la sortie de la messe de Pentecôte. S’agissait-il d’une simple prière ou d’un exorcisme ?

Cette question a obnubilé la presse italienne : selon les experts sollicités par La Repubblica, le pape François aurait prononcé une « prière de libération du mal ». Un avis partagé dans un premier temps par la chaîne  de télévision des évêques italiens  (TV 2000) qui s’est ensuite rétractée, présentant ses «excuses pour avoir altéré la vérité des faits ».
 
Puis un communiqué du père Federico Lombardi, porte-parole du Saint-Siège, a mis un terme à toutes ces rumeurs : « Le pape François n’a voulu accomplir aucun exorcisme. Comme il le fait fréquemment pour les personnes malades, il a simplement voulu prier pour une personne souffrante qui lui était présentée ».
 
Ce type de rumeur n’est pas inédit dans l’entourage du Vatican : Benoît XVI y a eu droit l’année dernière, et son prédécesseur Jean Paul II aussi.  
 
Cela dit, on peut affirmer que depuis le début de son pontificat la référence au démon, est très présente dans les prédications du pape.  C’est une confirmation qu’il ne le considère absolument pas comme un mythe, mais comme un être réel et comme l’ennemi le plus sournois de l’Église, souligne  le journaliste italien Sandro Magister, spécialiste de l’Église catholique et du Vatican, sur son site www.chiesa.espressonline.it,
 
 
Voici la traduction de l’article publié le 13 mai dernier :
 

 Par Sandro Magister

Dans la prédication du pape François, il y a un sujet qui revient avec une fréquence surprenante : le diable.

Cette fréquence est équivalente à celle des mentions de ce même sujet dans le Nouveau Testament. Mais même si l’on tient compte de ce point, la surprise subsiste. Ne serait-ce qu’en raison du fait que le pape Jorge Mario Bergoglio se différencie, par ses références continuelles au diable, de la prédication actuellement prédominante dans l’Église : ou bien elle ne parle pas du diable, ou bien elle réduit celui-ci à une métaphore.

Ou plutôt la minimisation du diable est si répandue qu’elle projette son ombre sur les propos mêmes que tient le pape à ce sujet. Jusqu’à maintenant, l’opinion publique, qu’elle soit catholique ou laïque, a enregistré cette insistance du pape à propos du diable avec insouciance ou, au mieux, avec une indulgente curiosité.

Or une chose est certaine : pour le pape Bergoglio, le diable n’est pas un mythe, mais une personne réelle. Dans l’une des homélies matinales qu’il prononce à la chapelle de la Domus Sanctæ Marthæ, il a affirmé que non seulement il y a une haine du monde envers Jésus et envers l’Église, mais que, derrière cet esprit du monde, il y a "le prince de ce monde":

« Par sa mort et sa résurrection, Jésus nous a libérés du pouvoir du monde, du pouvoir du diable, du pouvoir du prince de ce monde. L’origine de la haine, c’est ceci : nous sommes sauvés et ce prince du monde, qui ne veut pas que nous soyons sauvés, nous hait et il fait naître la persécution, qui a commencé dès les premiers temps de Jésus et qui continue encore aujourd’hui ».

Face au diable, il faut – affirme le pape – réagir comme l’a fait Jésus, qui « a répondu avec la parole de Dieu. On ne peut pas dialoguer avec le prince de ce monde. Le dialogue est nécessaire entre nous, il est nécessaire pour la paix, c’est une attitude que nous devons avoir entre nous, pour nous écouter, pour nous comprendre. Et il faut qu’il soit constamment maintenu. Le dialogue naît de la charité, de l’amour. Mais on ne peut pas dialoguer avec ce prince ; on peut seulement répondre avec la parole de Dieu qui nous défend ».

Lorsqu’il parle du diable, François montre qu’il a une vision très claire des fondements bibliques et théologiques concernant celui-ci.

Et c’est justement pour nous rafraîchir la mémoire à propos de ces fondements que le théologien Inos Biffi est intervenu dans « L’Osservatore Romano » du 4 mai, avec un article qui récapitule la présence et le rôle du diable dans l’Ancien et dans le Nouveau Testament, aussi bien en ce qui est révélé et manifeste qu’en ce qui appartient encore à un « panorama caché » et en définitive aux « voies impénétrables » de Dieu.

Lire l’article d’Inos Biffi sur le site de sandro Magister : www.chiesa.espressonline.it
 

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