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Mgr Oscar Romero : sa cause de béatification relancée

© Jose CABEZAS / AFP
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Le pape François a « débloqué » la cause de l'archevêque de San Salvador assassiné en 1980, alors qu'il célébrait la messe


C'est une annonce du postulateur lui-même : le procès en béatification de Mgr Oscar Romero (1917-1980) assassiné les escadrons de la mort du Salvador alors qu'il célébrait la messe, a été « débloquée », a affirmé le 21 avril Mgr Vincenzo Paglia, également président du Conseil pontifical pour la famille.

La veille, rapporte l'agence de presse I.Media qui publie la nouvelle, Mgr Paglia avait été reçu par le pape François au Vatican, dans le cadre des audiences accordées aux différents responsables de dicastère. « Il n’est pas à exclure que la cause de béatification de Mgr Romero ait été au menu de la rencontre, a confié un collaborateur du postulateur à I.MEDIA. Les détails concernant les délais et les modalités devraient arriver dans les prochains jours, a encore indiqué le responsable ».

Le procès, ouvert en 1993, « a longtemps fait du surplace », estime encore I.Media. Pour le journaliste et blogueur Patrice de Plunkett, il a été « bloqué par des intrigues politiques. La mauvaise volonté de certains monsignori (…) persistera après la chute du régime d'extrême droite salvadorien ».

Autre motif, affirme La Vie : l'assassinat de Mgr Romero pouvait-il être considéré comme un « martyre », ou était-il d'abord dû à des raisons politiques ? « Jean-Paul II et Benoît XVI ont tous les deux évoqué publiquement l'archevêque de San Salvador comme un “martyr de la foi“, mais des débats persistaient » au sein de la Congrégation pour la cause des saints pour savoir si « ce meurtre avait bel et bien été perpétré “in odium fideo“ (“par haine de sa foi“) ».

Interrogé sur le sujet à l'occasion de son voyage au Brésil en 2007, le pape émérite Benoît XVI avait répondu à cette question, affirmant que Mgr Romero, « grand témoin de la foi » et « homme d'une grande vertu chrétienne » avait eu « une mort véritablement "crédible", de témoignage de la foi ». Mais Benoît XVI avait soulevé alors un autre problème : « un camp politique voulait le prendre à tort comme porte-drapeau, comme figure emblématique. Comment mettre en lumière de façon juste sa figure, en la préservant de ces tentatives d'instrumentalisation ? Nous sommes en train de l'examiner et j'attends avec confiance ce que dira à cet égard la Congrégation pour les Causes des Saints ».

Après ces déclarations, juge encore Patrice de Plunkett, « une révoltante campagne de calomnies contre la mémoire du martyr sera lancée sur le web » et « le dossier Romero sera de nouveau mis en dessous de la pile… ».

« L'origine sud-américaine du nouveau pape a-t-elle eu un effet direct sur une éventuelle évolution de la situation ? », interroge La Vie. Ce feu vert du pape François est en tous cas un « signe fort pour tout un clergé latino-américain qui, sans être engagé dans les luttes les plus radicales et sans prendre les armes, a œuvré pour les plus pauvres en prenant de grands risques », souligne Le Monde.

L'archevêque salvadorien est aujourd'hui « une icône » qui « inspire encore de nombreux catholiques latino-américains ». Voir pour cela cette interview d'Yves Carrier, théologien canadien et auteur de deux ouvrages sur Mgr Romero, sur Radio Vatican.

A voir aussi, cette recension du livre « Mgr Oscar Romero, histoire d'un peuple, destinée d'un homme », par le journaliste Michel Cool.

Terminons par ces paroles adressées aux militaires dans son dernier sermon : « Je fais appel à vous, membres de la garde nationale, soldats, policiers, vous qui  faites partie de notre peuple. Ces paysans que vous tuez, ce sont vos propres frères. Tout ordre injustifié d’un homme qui vous demande de tuer est subordonné à la loi de Dieu qui dit « Tu ne tueras pas ». Aucun soldat n’est tenu d’obéir à un ordre immoral, contraire à la loi de Dieu. Il est temps d’obéir à votre conscience. Au nom de Dieu, au nom du peuple qui souffre et qui crie vers le ciel, je vous implore, je vous supplie, je vous ordonne : cessez la répression ».

Une autre fois, il affirmait : « Je ne crois pas à la mort sans la résurrection. Si on me tue, je ressusciterai dans les cœurs du peuple salvadorien ».

 

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