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Journée mondiale de la Terre 2013

Isabelle Cousturié - Publié le 22/04/13

Tenter d’imaginer ce que sera notre planète dans 30 ans …devrait inciter à se poser la question de l’écologie humaine.

« Lorsque nous mettons la planète en danger, nous nous en prenons à notre unique demeure, à la survie de l’humanité. À l’occasion de cette Journée, renouvelons notre engagement d’honorer et de respecter la Terre nourricière », dit le message de Ban Ki-moon, Secrétaire général de l'ONU, à l'occasion de la Journée mondiale de la terre, célébrée ce 22 avril, à travers le monde, par plus de 500 millions de personnes dans 184 pays.

 Le thème de cette année : « Les visages du changement climatique »

« La Journée internationale de la Terrenourricière est l’occasion de réaffirmer notre responsabilité collective de promouvoir l’harmonie avec la nature, au moment où notre planète se trouve menacée par le changement climatique, l’exploitation non viable des ressources naturelles et d’autres problèmes causés par l’homme », souligne le secrétaire Général de l’ONU, dans le cadre des défis urgents auxquels l’humanité est confrontée au premier siècle du nouveau millénaire. 

Réalité encore abstraite pour certains, contestable pour d’autres, le changement climatique -quelles qu’en soient les causes- change bel et bien le visage de la planète, souligne consoglobe.com en montrant des clichés de l’océan arctique morcelé.

Il est évidemment difficile de savoir si l’on a une responsabilité personnelle face au problème de l’effet de serre… et il n’est pas donné à tout le monde de rechercher des solutions créatives et efficaces pour limiter le phénomène du changement climatique et les désastres environnementaux et sociaux qu’il génère…Du moins chacun peut-il réfléchir à l’impact possible des petits gestes quotidiens qui permettent de maîtriser la consommation énergétique.

La proclamation de cette journée internationale de la « Terre nourricière » est une reconnaissance que la Terre et ses écosystèmes sont source de vie et de nourriture pour ses habitants.

Un sujet auquel l’Eglise est très sensible, comme l’a rappelé le pape François au premier jour de son pontificat, le 19 mars dernier, en appelant les habitants de la planète à être des «  gardiens de la création, du dessein de Dieu inscrit dans la nature, gardiens de l’autre, de l’environnement ».

Homme et création, humanité et environnement sont indissociables, et nous devons être des gardiens des dons de Dieu pour faire « briller l’étoile de l’espérance » sur notre terre, avait-il souligné en livrant au monde ses priorités.

« Ne permettons pas que des signes de destruction et de mort accompagnent la marche de notre monde ! », avait-il demandé expressément  à tous ceux qui occupent des rôles de responsabilité dans le domaine économique, politique ou social.

Etre les gardiens de la création, avait-il précisé c’est : « veiller sur la création tout entière, sur sa beauté, c’est avoir du respect pour toute créature de Dieu et pour l’environnement, avoir de l’attention pour chaque personne, mais surtout pour les plus fragiles et ceux qui sont souvent dans la périphérie de notre cœur. » C’est clairement un appel à ne pas séparer l’écologie de l'écologie humaine (lire à ce sujet l’article de Joël Sprung http://aleteia-imported-fr.vip.hmn.md/2013/04/22/lecologie-humaine-et-la-loi-naturelle/)

 A l’heure d’Internet, le moteur de recherche Google révèle que les questions liées au climat, à la pollution et au nucléaire, sont des sujets qui intéressent de plus en plus le public, en l’occurrence en France où ils constituent une grande partie des échanges virtuels (20minutes.fr), alors qu’études et enquêtes scientifiques sont publiées ponctuellement pour tirer la sonnette d’alarme sur un risque de dégradation irréversible de la terre, et sur ses conséquences désastreuse pour la survie de l’homme.

Un risque contre lequel le pape émérite Benoît XVI n’a cessé de mettre en garde tout au long de son pontificat,  mettant le doigt sur les «  signes d'un développement qui n'a pas toujours su protéger les équilibres délicats de la nature », appelant les dirigeants  à « faire des choix courageux, avant qu’il ne soit trop tard ». 

« Un oui ferme est nécessaire pour la protection de la création, ainsi qu'un engagement  puissant pour inverser les tendances qui risquent de conduire à des situations de dégradation irréversible » avait-il déclaré, lors d’une messe pour les jeunes, au sanctuaire de Lorette en 2007, en sensibilisant ces derniers à l’importance de faire des choix «  qui sachent recréer une solide alliance entre l'homme et la terre ».

A propos des nouvelles générations et de leur avenir sur une planète où la technologie est omniprésente, où « l'intelligence artificielle » tend déjà à réguler tous les aspects de leur vie, y compris leurs relations,  des scientifiques saisissent l’occasion de cette Journée de la terre pour dresser un portrait de l’homme 30 ans plus tard, rappelant qu’il y a trente ans, en 1983, personne ne surfait sur le Web ou n'utilisait de mobile. Sans parler du tourisme spatial ou des OGM. …

Le portrait dressé par Metro France est terrifiant. Mais s’il est terrifiant encore aujourd’hui, le sera-t-il demain aux yeux des nouvelles générations ?

C’est l’enjeu des sociétés contemporaines auquel travaillent universitaires, économistes, philosophes, écrivains, sociologues, à travers le monde.  Un monde qui devra répondre aux besoins de 9 milliards d’habitants en 2050 (estimation, rappelons-le, très inférieure à celle qui était agitée par les tenants de la décroissance il y a peu)

Le  27 avril prochain à l’UNESCO, une cinquantaine d’entre eux et quelques 8.000 participants partageront pistes et solutions d’avenir pour faire face aux défis sociaux et environnementaux. Organisée par l’Université de la terre  sur le thème « le meilleur est à venir », cette rencontre tentera de conjurer ces écarts de plus en plus marqués entre l’écologie et l’économie, en cherchant des stratégies de réconciliation fondées sur une plus grande ouverture avec le grand public.

Une belle occasion pour les chrétiens de ramener l’écologie humaine au cœur du débat.

Tags:
Écologie
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