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Les mouvements pentecôtistes et charismatiques, un défi pour l’Eglise

@DR
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Pour les affronter et dialoguer il faut les connaître

Pour le président du Conseil pontifical pour la promotion de l’unité des chrétiens, le cardinal Kurt Koch, dans le sud du monde « le problème numéro un » de notre époque  n’est plus le dialogue avec les Eglises chrétiennes historiques mais le rapport avec la galaxie des mouvements « évangéliques, pentecôtistes et charismatiques » qui estiment que les divisions entre chrétiens sont un héritage européen, voire de nature « coloniale », et vont jusqu’à les ignorer ou considérer les frontières entre les différentes confessions comme « poreuses » et non « déterminantes », favorisant ainsi les conversions et le prosélytisme.

Le cardinal Koch participait à un congrès organisé à Rome du 9 au 11 avril par les évêques allemands sur le phénomène des nouveaux mouvements qui demande à être examiné sérieusement et soulève une question : « Que faisons-nous? Pourquoi ceux qui appartiennent à nos Eglises, pas seulement les catholiques mais aussi les protestants, s’éloignent-ils ? ».

Le congrès de Rome constituait la conclusion provisoire d’un vaste projet de recherche du « Groupe de travail scientifique pour les questions de l’Eglise universelle » de l’épiscopat allemand. Même si l’Europe paraît la moins touchée, la question des nouveaux mouvements est un phénomène en expansion dans le monde, surtout en Amérique Latine et en Afrique de l’ouest et dans les endroits où la présence des prêtres et des religieuses fait défaut.

Les Églises évangéliques et pentecôtistes rassembleraient aujourd’hui 400 millions de personnes dans le monde. Depuis l’an 2000, a estimé un des plus grands experts, le professeur Philip Jenkins, le nombre des charismatiques et pentecôtistes dans le monde augmenterait au rythme d’environ 19 millions de personnes chaque année. Le centre américain de recherche « pour l’Etude du Christianisme mondial », affirme qu’en 2000 les croyants charismatiques et pentecôtistes atteignaient déjà la barre des 582 millions; d’ici 2025 ils pourraient atteindre celle des 800 millions (Vatican Insider, 11 avril).

L’étude du phénomène est partie du constat que la mondialisation et la sécularisation n’ont pas abouti, comme on le prévoyait dans les années 60 et 70, à la fin de la religion. Le professeur allemand Karl Gabriel, qui a parlé plutôt d’un « véritable boom des religions », a présenté une recherche réalisée dans quatre pays – Costa Rica,  Philippines, Hongrie et Afrique du sud – expliquant que la croissance de ces formes charismatiques est due à plusieurs facteurs, comme « les bouleversements sociaux et économiques du sud du monde », face auxquels les nouveaux mouvements offrent à leurs disciples « un sens et une identité  », « renforcent l’estime de soi » et « le sentiment d’être chez soi ». Et puis il y a le facteur « miracles » ou « guérison » qui est très fort, surtout là où la pauvreté est particulièrement présente.

L’Eglise catholique a lancé en 1972 un dialogue international entre catholiques et pentecôtistes qui, selon Mgr Juan Usma Gomez, expert des mouvements pentecôtistes pour le Saint-Siège, a permis de « dépasser préjugés et idées préconçues » mais aussi « d’affronter des thèmes délicats comme le prosélytisme et la conversion ». La « diabolisation » du phénomène, a-t-il constaté, n’a pas permis aux catholiques de comprendre la force de ces réalités et a fait sous-estimer leur pouvoir de faire des disciples.

Le congrès de Rome, auquel participaient des cardinaux, des évêques et des experts de quatre continents et 20 pays, a été ouvert par l’archevêque de Bamberg (Allemagne) Ludwig Schick, président de la Commission pour l’Eglise universelle de la conférence épiscopale allemande, qui pense qu’il est nécessaire d’entrer en dialogue œcuménique aussi avec ces mouvements », un dialogue, a-t-il dit,  qui n’est possible que si on se connaît vraiment » (Dom Radio, 11 avril).

Ces mouvements, a-t-il indiqué, interrogent les catholiques dans plusieurs domaines, par exemple sur le poids qu’ils donnent  à des questions comme le péché et la faute, la condamnation et le pardon, le paradis et l’enfer. Concernant la liturgie, qui est très vivante, on se demande « jusqu’à quel point les églises locales peuvent organiser leurs célébrations selon leurs besoins spécifiques tout en restant attachées à la grande Eglise catholique ».

Si en Amérique Latine, la plupart des groupe s’est détachée de l’Eglise catholique, aux Philippines, elle est restée  en son sein, tandis qu’en Afrique elle est souvent mélangée à la croyance dans les esprits et aux rites de guérison.

 

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