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Est-ce que le Diable existe réellement ?

© Fred DE NOYELLE / GODONG
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Et si oui, quelles sont les réponses de l’Eglise à son action ?



La question surgit, inévitablement. Attention aux réponses simplistes, un « oui » ou un « non » qui n’acceptent pas la discussion.
À ma connaissance il y a au moins trois « Diables »…

Le Diable imaginaire : c’est l’alibi commode pour expliquer l’inexplicable et pour mettre sur le compte d’un autre mes déboires, mes échecs, mes déceptions. « Il y a quelqu’un qui me veut du mal et qui m’a ensorcelé. » Les exorcistes entendent souvent cet autodiagnostic.

Je ne dis pas que la sorcellerie n’existe pas (voir plus loin). Mais il faut commencer par reconnaître que la vie est dure, que les épreuves existent, et qu’il vaut mieux se battre que de s’installer dans le statut de victime.

Le Diable symbolique : c’est la personnification du Mal auquel tout homme est confronté, aussi bien dans le monde que dans son propre cœur. Pour beaucoup de gens, y compris pour des prêtres, le Satan dont parle la Bible et auquel Jésus lui-même est confronté ne serait qu’une façon de parler, une mise en scène. Qu’il y ait dans la représentation des forces du mal une part symbolique, je le reconnais volontiers.

D’ailleurs l’imagerie habituelle (le feu, le dragon, les cornes, les griffes etc.)  relève du symbole et même du mythe.
Il serait naïf de les prendre au pied de la lettre.
Mais le Mal se réduit-il à la simple addition des maux qui nous tourmentent ? La puissance du Mal qui se déploie dans l’histoire et ce qu’on pourrait appeler son orchestration peuvent me permettre d’en douter.

Le Diable réel : on peut discuter de l’interprétation des faits, mais il serait intellectuellement malhonnête de nier les faits.

Les faits sont là. La sorcellerie existe et elle est efficace : on fait appel aux « esprits » et ils répondent. Le satanisme existe et il est efficace.
Certes il faut y mettre le prix, et les démons font payer cher leur assistance.
Il y a des « pactes » plus ou moins solennels dont il est très difficile de se libérer et des rites qui ne sont pas seulement folkloriques (messes noires autour du blasphème, messes rouges autour du sacrifice d’animaux, voire d’immolations d’enfants). Il y a aussi les expériences vécues par les saints ou les mystiques : le curé d’Ars voir son lit prendre feu tout seul, ou entend des coups violents frappés à sa porte, sans qu’il y ait trace de pas dans la neige ; un évêque venu prier près de Marthe Robin voit sur son cou la trace d’une strangulation par une main invisible…

Le Diable dans les récits de l’Évangile : Jésus de Nazareth est confronté dès le départ et jusqu’à la fin à celui qu’il appelle « l’Ennemi », celui qui sème de l’ivraie dans le champ de blé
(Matthieu 13,28). Satan prétend que le monde lui appartient, ce que Jésus confirme en l’appelant
le Prince de ce monde (Jean 12,31). Mais il ajoute qu’il va le jeter dehors (
Exo, en grec). Dans le débat avec ses adversaires de Jérusalem, il les accuse d’être les fils du Diable (autrement dit
engeance de serpents comme disait Jean-Baptiste) dont il fait le portrait :
Vous êtes du diable, votre père,et ce sont les désirs de votre père que vous voulez accomplir.

Il était tueur d’homme dès le commencement et n’était pas établi dans la vérité, parce qu’il n’y a pas de vérité en lui : quand il profère le mensonge,  il parle de son propre fonds, parce qu’il est menteur et père du mensonge (Jean 8,44).

Le Diable dans la pratique de l’Église : il y a peu d’enseignements du Magistère sur ce sujet (voir cependant une synthèse dans le
Catéchisme de l’Église Catholique n° 391-395). C’est surtout dans l’expérience des saints et dans la liturgie de l’Église que l’on constate la réalité d’un combat proprement spirituel :
Revêtez l’armure de Dieu, pour pouvoir résister aux manoeuvres du diable.

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