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Qui est l’homme du Linceul de Turin ?

La rédaction d'Aleteia - aleteia - publié le 27/03/13

Le portrait-robot de l'homme du Linceul éclairé par la tradition chrétienne et la technologie moderne.

Le Linceul de Turin pose un grand défi à la science. Il est « une provocation à l’intelligence » (Jean-Paul II) parce que personne ne peut expliquer l’origine de cette image unique, qui a profondément bouleversé la vie de Barrie Schwortz, photographe scientifique américain, juif, et membre de l’équipe du STURP en 1978 (Shroud of Turin Research Project), rencontré en 2010 à Turin par l’équipe de Net for God, lors de la dernière exposition publique du Linceul, qui a rassemblé plus de 2 millions de pèlerins.

Voici quelques extraits de son témoignage, que l’on retrouve en intégralité dans le DVD édité par Net for God en 22 langues (dont certaines parties sont sur Youtube). (Cf. galerie vidéos de ce dossier).

« Personne ne connaissait vraiment le Linceul dans le passé. Mais en 1898, un photographe italien, Secondo Pia, a fait la première photographie du Linceul et, très impressionné par cette image, il a découvert qu’il s’agit d’un négatif. De là date l’intérêt scientifique pour le Linceul ».

« Secondo Pia a ouvert la porte à la science, et pourtant cette image reste un défi à la science : c’est une image qui contient des propriétés physiques que je n’avais jamais vues, que personne n’avait jamais vues. J’ai passé 32 ans à l’étudier, la moitié de ma vie, et pourtant je n’ai toujours pas les réponses. »

L’histoire de Barrie Schwortz avec le Linceul commence en 1976, alors qu’il venait de terminer un projet de recherche au laboratoire national de Los Alamos, l’un des laboratoires les plus connus aux USA : un concours de circonstances amène ce jeune scientifique juif à faire partie de l’équipe de 40 scientifiques du STURP qui vont analyser le Linceul en 1978 pendant 5 jours avec 6 tonnes de matériel.

« L’homme avec qui j’avais travaillé à Los Alamos, m’a rappelé et m’a dit : « Barrie, que sais-tu du Linceul de Turin ? » J’ai ri et j’ai dit « Mais je suis juif ! » et il m’a dit « Moi aussi ! ». Il était juif aussi et il m’a expliqué que plusieurs scientifiques avaient pris une photo du Linceul. Il me dit qu’ils étaient tellement étonnés que cette image ait de telles caractéristiques, qu’ils allaient rassembler une équipe de scientifiques pour voir s’ils pouvaient obtenir la permission d’aller à Turin et examiner le Linceul pour essayer de comprendre comment cette image s’est formée ».

« Deux mois environ après le début du projet, je me souviens avoir dit à l’un de mes collègues : « Qu’est-ce qu’un jeune homme juif comme moi fait ici ? » – et il a dit : « As-tu oublié que l’homme du Linceul est juif ? » – « Non, non je sais » et il m’a donné ce qui est peut-être le meilleur conseil que j’ai eu de ma vie. Il a dit : « Barrie, va à Turin et fait le meilleur travail que tu peux. Dieu ne nous explique pas son projet à l’avance mais un jour tu sauras. » C’était un conseil génial et cela m’a fait rester dans l’équipe. J’allais démissionner. Mais à cause de ces paroles … de ces paroles de Dieu peut-être à travers ses lèvres, je suis resté dans l’équipe. »

C’est ainsi qu’à partir du 9 octobre 1978, cette équipe appelée le STURP, composée d’une quarantaine d’experts scientifiques, se déplace à Turin avec 6 tonnes de matériel sophistiqué.

Les scientifiques ne disposent que de 5 jours et travaillent jour et nuit pour faire subir des milliers de tests à ce linge.

Ils l’examinent aux rayons infrarouges, sous éclairage ultraviolet, prélèvent des échantillons de poussière, de molécules, dans un seul but : comprendre comment cette image s’est formée sur le Linceul.

L’équipe découvre que ce drap est seulement composé de fibres de lin finement tissées en chevrons. Et les taches sombres qui forment l’image à la surface proviennent d’une oxydation acide et déshydratante des fibres du Linceul.

Voici ce qu’affirme Thibault Heimburger, docteur, co-auteur du livre Le Linceul de Turin – Dernières découvertes : « Cette image est extrêmement superficielle, c’est-à-dire qu’elle n’apparaît que sur une face, et elle ne traverse pas le tissu ; elle est d’une coloration jaune, il s’agit d’une couche extrêmement petite, de l’ordre de 10 à 20 nanomètres, plus fine qu’un cheveu, c’est-à-dire extrêmement difficile à observer au microscope. »

Barrie est stupéfait par cette étude qui révèle des propriétés uniques et une image impossible à reproduire, dont personne n’arrive à expliquer la formation. Barrie reste cependant sur la réserve pendant 18 ans, à cause de la couleur du sang sur l’image, qu’il n’arrive pas à justifier, jusqu’à ce qu’une explication scientifique lui soit donnée.

« Il est intéressant de constater qu’après tout notre travail, toutes nos études, nous pouvions dire ce que ça n’était pas : ça n’était pas une peinture, pas une photographie, pas une brûlure, pas une gravure, pas un frottement. Mais nous ne pouvions pas répondre à la question : comment l’image s’est-elle formée ? »

« La propriété la plus étonnante de l’image sur le Linceul est que la distance entre le tissu et le corps fait que l’image est plus ou moins dense. Plus le corps était proche, plus l’image est sombre. Plus il était loin, plus l’image est claire. Donc l’image du Linceul ne vient pas seulement d’un contact : elle s’est formée aussi à distance du corps. Donc les différentes distances entre le tissu et le corps ont produit les différences de densité de l’image. Quand nous l’avons regardé avec le VP8 (un logiciel de la NASA qui permet de représenter un objet en trois dimension, ndlr), nous avons vu le relief naturel d’un corps humain. Alors, comment fait-on une telle image ? On ne peut pas la reproduire ! C’est la seule image au monde qui contient cette information tridimensionnelle. »

Cette image est le résultat d’une interaction entre un vrai corps et le tissu qui l’a recouvert. Mais de qui est-ce le corps ? A-t-il vécu la crucifixion, cette fin abominable réservée aux esclaves de la société romaine ?

Les scientifiques étudient les endroits où l’on trouve des taches de sang et ils font une découverte déroutante. Ces marques portent la signature chimique du vrai sang. L’équipe établit alors un lien significatif avec la crucifixion, mais quelque chose bloquait encore Barrie.

« La chose qui m’a empêché d’accepter que le Linceul soit authentique durant des années – 18 ans ! – c’est que le sang sur le Linceul est encore rouge. Le sang ancien doit être noir ou marron. Personne n’a pu expliquer pendant 18 ans pourquoi le sang sur le Linceul a pu rester rouge. »

« En 1995, dans une conversation téléphonique avec le docteur Haddler, un chimiste juif, qui a prouvé que le sang sur le Linceul est vraiment du sang, nous étions en conversation au téléphone et là il m’a dit quelque chose dont je n’avais jamais entendu parler : quand quelqu’un est torturé sur une longue période de temps, sur 24 ou 36 heures, à peu près la durée pendant laquelle Jésus a été torturé, le corps entre en état de choc. Jésus n’a pas reçu d’eau, il a été flagellé, il est entré en choc anaphylactique (réaction allergique exacerbée, ndlr). »

« Après quelques temps, dans ce genre de choc, les parois des cellules rouges du sang commencent à se décomposer et le foie répand dans le sang une enzyme qui s’appelle la bilirubine. Et quand cela arrive, le sang reste rouge pour toujours. Quand j’ai découvert cela, c’était la dernière pièce du puzzle. Et cela m’a donné la conviction que le Linceul est authentique parce que ça m’a donné une réponse scientifique et crédible à la dernière question que j’avais. »

L’image du Linceul a été formée par un rayonnement inconnu, provenant d’un corps ayant subi un supplice qui correspond en tous points au supplice du Christ, tel que le décrivent les Evangiles, et toutes les études convergent pour conclure à l’authenticité. Cependant, en 1988, la datation du Linceul au Carbone 14 vient contredire l’ensemble des recherches effectuées jusqu’alors…

Des indices cachés dans l’image mise en lumière par la recherche scientifique permettent une étude médicale de l’image du Linceul. Elles révèlent que cet homme a vécu un véritable supplice et qu’il est mort crucifié.

« Je vois un homme qui a souffert une torture incroyable. Il est difficile d’imaginer comment un être humain peut faire cela à un autre être humain. C’est un document de la Passion de Jésus. »

« Nous ne voyons pas simplement un homme qui est mort : nous voyons un homme dont le visage est gonflé parce qu’il a été battu. Et on peut voir qu’il a une joue qui est plus gonflée que l’autre mais les deux le sont. Il y a des traces de flagellation par un flagrum romain qui était un fouet fait de 3 lanières de cuir avec au bout un morceau de plomb, comme une altère. Son corps est couvert de traces de fouet, plus de 120. »

Une flagellation romaine, c’était des coups qui déchiraient la peau et par l’énergie qui se libérait en quelques microsecondes ils provoquaient des lésions internes.

« Encore plus étonnantes, ces plaies de la crucifixion dans les mains. Les taches de sang sur le Linceul nous montrent qu’il a été crucifié par les poignets. Les romains savaient que s’ils crucifiaient à travers les paumes, cela pouvait s’arracher. Mais si on est cloué par les poignets, cela ne peut jamais s’arracher. »

« Nous voyons aussi des traces de sang qui couvrent sa tête comme s’il avait porté un casque, une couronne d’épines, mais pas les belles choses que les artistes nous montrent. Les soldats romains n’allaient pas prendre le temps de tresser une belle couronne. Ils ont pris un buisson d’épines et l’ont écrasé sur sa tête, le faisant saigner partout. »

« Et nous voyons une plaie sur son côté. La tache de sang la plus foncée du Linceul vient de cette plaie. Et le sang a coulé sur son dos. Donc nous avons ce tissu couvert de sang et ces plaies, qui correspondent exactement à ce que Jésus a subi selon les Evangiles. »

Cependant, en 1988, des scientifiques cherchent à déterminer l’âge de ce Linceul. Ils prélèvent un petit échantillon sur le côté et le soumettent à la datation au Carbone 14 et ils donnent leur verdict en conférence de presse : l’origine du Linceul est située entre 1260 et 1390. Malgré toutes les recherches antérieures, le Linceul serait un faux du Moyen-âge, fabriqué par un génie ! Ce résultat fait les gros titres des journaux du monde entier.

« La plus grande frustration pour nous qui avions déjà travaillé sur le Linceul était que toutes les preuves convergeaient pour le dire authentique et des centaines de tests différents avaient déjà été réalisés. Et ensuite, ce seul test arrive avec un résultat dans une direction complètement opposée à tout le reste. Si vous mettiez sur une balance toutes les preuves qui existent, pour le Linceul ou contre, et que vous les pesiez, 99% diraient « authentique », 1% diraient « non ». »

Aujourd’hui, plusieurs hypothèses pourraient expliquer la datation au Carbone 14, qui a d’ailleurs été réalisée dans des conditions très contestées, mais la plus logique évidemment, s’il s’agit du Linceul authentique et que l’image formée provient du rayonnement de la Résurrection, c’est que ce rayonnement, comme tout rayonnement important, provoque une modification du taux de Carbone 14 et donc une impression de rajeunissement du tissu.

La vie de Barrie a été bouleversée par le Linceul et il invite chacun à prendre position par rapport à cette image fascinante et unique au monde. Chacun est invité à creuser ce mystère et à répondre avec ses yeux et avec son cœur.

« Donc maintenant qu’est-ce qu’il nous reste ? Nous avons une date de radiocarbone basée sur un échantillon qui ne représentait pas le corps principal du tissu du Linceul. A cause de cela, la datation au radiocarbone de 1988 doit être mise de côté et peut-être qu’une nouvelle datation devra être faite un jour. Mais je dois rajouter une chose : il y a quelque chose que l’on appelle la foi, et il y a un moment avec le Linceul où la science s’arrête. En fin de compte chaque individu doit regarder le Linceul et décider dans son propre cœur ce que le Linceul signifie pour lui. Le Linceul n’est pas venu avec un manuel d’instruction qui nous dit ce qu’il faut croire. Je ne crois pas que la réponse soit écrite sur le Linceul, mais dans les yeux et le cœur de ceux qui le regardent. »

« Ma vie est 1000 fois meilleure qu’avant parce que le Linceul est dans ma vie. En tant que juif, c’est peut-être la plus grande ironie de ma vie : je suis un juif qui peut dire que ma foi en Dieu a été restaurée par mon étude sur le linceul de Turin. Donc le linceul n’est pas seulement pour les chrétiens. Il est pour tout le monde. »

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