Recevez la newsletter d'Aleteia chaque jour!
Et si vous receviez de bonnes nouvelles chaque matin ? Inscrivez-vous à la newsletter d'Aleteia !
Je m'inscris!

Vous ne souhaitez pas faire de don ?

Voici cinq façons d'aider Aleteia:

  1. Prier pour notre équipe et le succès de notre mission
  2. Parler d'Aleteia dans votre paroisse
  3. Partager les articles d'Aleteia avec vos amis et votre famille
  4. Désactiver votre bloqueur de pub quand vous êtes sur Aleteia
  5. S'abonner à notre newsletter gratuite et la lire tous les jours

Je vous remercie!
L'équipe d'Aleteia

 

Souscrire

Aleteia

Loi sur l’embryon : précipitation vers la transgression

© WITT/SIPA
Partager

Nul progrès ne viendra sans une « écologie humaine », insiste Mgr d’Ornellas

Le texte visant la levée de l’interdiction de la recherche sur l’embryon humain passe en séance publique à l’Assemblée Nationale ce jeudi 28 mars, rappelle la Fondation Jérôme Lejeune.

A l’Assemblée nationale, le 27 mars, le député maire UDI de Neuilly Jean-Christophe Fromantin, a interpellé le Premier Ministre : quelle est l’utilité de cette proposition de loi a-t-il demandé, alors que « depuis quelques années d’autres travaux ont abouti à de biens meilleurs résultats », a-t-il affirmé en citant notamment le Prix Nobel de Médecine en 2012 sur les cellules dites IPS.

Et ils sont nombreux à le dire : La Croix cite notamment deux scientifiques, Claude Huriet et Alain Privat, pour qui « la recherche sur les cellules souches embryonnaires est désormais caduque, au regard des progrès récents sur les IPS ». « Les cellules souches reprogrammées (dites iPS découvertes par le Pr. Yamanaka Nobel 2012) offrent déjà des perspectives bien plus prometteuses que les cellules souches embryonnaires en matière de thérapie cellulaire », confirme le Professeur Jean-Marie Le Méné, président de la Fondation Jérôme Lejeune, dans une interview à Directmatin.fr.

C’est pour cette raison même que Bernard Debré (UMP), qui a été membre du Conseil d'éthique jusqu'à il y a quelques semaines, va voter contre ce texte, rapporte Le Figaro. « Avec les cellules souches, cela n'a même plus aucun intérêt. Aujourd'hui, on n'a plus tellement besoin de faire de la recherche sur l'embryon», explique-t-il.

Pour la Fondation Jérôme Lejeune, la « motivation réelle » des partisans du texte est de « continuer à s’affranchir du respect de la loi » : en somme, « pour être en règle, changeons la règle ». « Il y a clairement un intérêt financier à la clé », affirme Jean-Marie Le Méné dans Famille Chrétienne. « Recourir à des alternatives (animaux ou cellules souches non embryonnaires) a un coût. L’embryon ne coûte rien. C’est le scandale des embryons de laboratoire. Puisqu’il s’agit d’une pratique illégale, la majorité considère qu’il suffit de changer la règle pour être en règle ».

« Servir les intérêts de laboratoires et d’industriels impatients d’utiliser des cellules souches embryonnaires pour tester des médicaments ou des substances cosmétiques à peu de frais » : c’est encore la raison évoquée par le scientifique Alain Privat sur La Croix.

« Il est urgent de prendre conscience de ce qui se passe ; l’enjeu – si proche au fond de celui du mariage pour tous, c’est la société dans laquelle nous voulons vivre », met en garde sur son blog François-Xavier Bellamy, maire-adjoint de Versailles.

« Dans bio-éthique, il y a aussi le mot éthique, c'est-à-dire primauté de l’humain sur la technique », ajoute Jean-Marie Le Méné sur Famille Chrétienne. « L’histoire et l’actualité nous montrent que l’histoire est faite par les hommes et les femmes animés par la double exigence de la vérité et de l’amour. C’est ce qui peut nous donner tous les courages ».

Enfin, le dernier mot revient à Mgr d’Ornellas, archevêque de Rennes : « Nul progrès ne viendra sans une « écologie humaine », plus urgente que l'écologie concernant l'environnement. (…) Dans une société gorgée de techniques, l'intelligence a de plus en plus besoin, non d'opinions hâtives ou intéressées qui la rabaissent, mais d'un débat qui la hisse vers le primat de l'humain ».

A voir aussi, le dossier spécial embryon de La Croix.

 

Aleteia vous offre cet espace pour commenter ses articles. Cet espace doit toujours demeurer en cohérence avec les valeurs d’Aleteia. Notre témoignage de chrétiens portera d’autant mieux que notre expression sera empreinte de bienveillance et de charité.
[Voir la Charte des commentaires]