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Une victime de la dictature rejette toute accusation contre Jorge Mario Bergoglio

© Marco LONGARI / AFP
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Déclaration d’un des deux prêtres torturés par les militaires

Les accusations de complicité de  Jorge Mario Bergoglio avec la dictature argentine dans les tortures subies par deux prêtres ont été démenties par l’un des deux, aujourd’hui le seul encore en vie, Francisco Jalics.

Le jésuite a publié une déclaration sur la page web de la Compagnie de Jésus en Allemagne, dans laquelle il évoque les six mois atroces de sa détention, en 1976, pendant lesquels il a été interrogé et torturé les yeux bandés. Francisco Jalics dément la version du journaliste Horacio Verbitsky  accusant le pape François, et cela juste après son élection, d’avoir livré les deux jésuites aux autorités militaires.

Le religieux, d’origine hongroise, qui signe sous son nom ouest-européen, Franz, raconte  qu’il vivait avec un autre jésuite, Orlando Yorio, et qu’ils ont été tous deux arrêtés par les militaires non pas à cause d’une dénonciation de Jorge Mario Bergoglio mais suite à l’arrestation d’un collaborateurs laïcs.

Les militaires découvrirent à travers lui ses relations avec les jésuites, qui furent arrêtés et interrogés « pendant cinq jours ». L'officier chargé de l’affaire reconnut leur innocence et promit de les libérer. « Or, de façon tout à fait inexplicable, ils nous ont gardé en prison pendant cinq mois, ligotés et les yeux bandés ». Leur lieu de détention était une des prisons clandestines du régime. A aucun moment le prêtre n’accusa Jorge Mario Bergoglio.


Jalics  explique qu’après sa libération, il a quitté l’Argentine et  n’a plus eu l’occasion de parler avec le Provincial des jésuites, le père Bergoglio. Ce n’est que des années plus tard, lorsque le supérieur jésuite était devenu archevêque de Buenos Aires, qu’il a pu le faire.
 Franz Jalics explique qu’à cette occasion-là ils ont pu discuter de ce qui s’était passé. « Puis nous avons célébré la messe en public et nous nous sommes embrassés de manière solennelle. Je suis réconcilié et pour moi l’affaire est close », conclut le prêtre.

En 2010, Jorge Mario Bergoglio a été appelé à témoigner sur cette affaire, mais Jalics a refusé de se présenter au tribunal, estimant que Bergoglio n’était pas coupable.

 
De son côté, le Frankfurter Allgemeine Sonntagszeitung a publié deux lettres de Jorge Mario Bergoglio adressées à la famille Jalics et datées de 1976, dans lesquelles celui-ci promet de faire tout son possible pour obtenir la libération du religieux.

La première lettre, rédigée presque intégralement en latin et datée du 15 septembre 1976, dit ceci : «  J’ai pris un grand nombre d’initiatives pour obtenir la libération de votre frère, jusqu’ici en vain ». « Mais je n’ai pas perdu espoir que votre frère sera bientôt relâché. J’ai décidé qu’il était de mon devoir d’y veiller ».

Faisant allusion à ses désaccords avec Jalics, Jorge Mario Bergoglio poursuit: « Les difficultés que votre frère et moi avons pu avoir sur la vie religieuse n’ont rien à voir avec la situation présente ». Puis il affirme en allemand: « Ferenke est pour moi un frère ». « J’éprouve un amour chrétien pour votre frère et je ferai tout mon possible pour qu’il soit libéré ». 


Comme l’explique Andrea Tarquini dans un article pour le quotidien italien «  La Repubblica » (18 mars 2013), « Les temps étaient difficiles : le supérieur général des jésuites de l’époque, Pedro Arrupe, réprouvait la vie que les deux prêtres menaient dans les bidonvilles, et il leur avait demandé de s’en aller ou de quitter l’ordre.  C’est à ce diffèrent sur la vie religieuse que faisait allusion Jorge Mario Bergoglio.


Le lendemain de la libération des deux jésuites, Bergoglio a écrit au frère de Jalics la seconde lettre  qui dit ceci:  « La fausse nouvelle annonçant que Francisco a été assassiné nous est bien parvenue, mais je n’ai pas voulu y croire, car j’avais des informations sur les deux prêtres. D’habitude, les gens parlent trop au lieu d’aider à trouver des solutions ».

Néanmoins , HoracioVerbitsky a republié sur « Pagina 12 » des documents, en fait déjà parus, qui incriminaient Bergoglio sans preuves.
 
Le principal document est une fiche établie en 1979 par un fonctionnaire de la dictature, Anselmo Orcoyen. Ce dernier recommande de ne pas remettre à Jalics (parti pour l’Allemagne) un nouveau passeport, le qualifiant de  «subversif ». Selon Verbitsky, ces renseignements auraient été transmis à  Orcoyen par Bergoglio lui-même. Le témoignage de la victime et les lettres aujourd’hui publiées prouvent le contraire.

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