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Le pape François face aux médias

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Isabelle Cousturié - Publié le 18/03/13

Entre explications, remerciements et petites phrases badines, le courant passe….

Certains pensaient à François Xavier, à François de Sales, et aussi à François d’Assise… Les suppositions sur les raisons du nom du futur pape ont fait couler beaucoup d’encre. Et c’est aux journalistes qui ont couvert son élection, soit 6.000 journalistes de 81 pays, que le pape François a tout simplement, tout naturellement, raconté comment il avait fait son choix, dans la salle Paul VI, au Vatican, samedi 16 mars.

Des explications improvisées, dites dans un ton de confidence, de manière simple et directe, devant un auditoire captivé :

« Je vais vous raconter l’histoire. À l’élection, j’avais à côté de moi l’Archevêque émérite de Sao Paulo et aussi le Préfet émérite de la Congrégation pour le Clergé, le Cardinal Claudio Hummes : un grand ami, un grand ami ! Quand la chose devenait un peu dangereuse, lui me réconfortait. Et quand les votes sont montés aux deux tiers, l’applaudissement habituel a eu lieu, parce que le Pape a été élu. Et lui m’a serré dans ses bras, il m’a embrassé et m’a dit : « N’oublie pas les pauvres ! » Et cette parole est entrée en moi : les pauvres, les pauvres. Ensuite, aussitôt, en relation aux pauvres j’ai pensé à François d’Assise. Ensuite j’ai pensé aux guerres, alors que le scrutin se poursuivait, jusqu’à la fin des votes. Et François est l’homme de la paix. Et ainsi est venu le nom, dans mon cœur : François d’Assise. C’est pour moi l’homme de la pauvreté, l’homme de la paix, l’homme qui aime et préserve la création ; en ce moment nous avons aussi avec la création une relation qui n’est pas très bonne, non ? C’est l’homme qui nous donne cet esprit de paix, l’homme pauvre… Ah, comme je voudrais une Église pauvre et pour les pauvres ! Après, certains ont fait diverses plaisanteries : « Mais, tu devrais t’appeler Adrien, parce que Adrien VI a été le réformateur, il y a besoin de réformer… ». Et un autre m’a dit : « Non, non : ton nom devrait être Clément ». « Mais pourquoi ? ». « Clément XV : ainsi tu te venges de Clément XIV qui a supprimé la Compagnie de Jésus ! » Ce sont des plaisanteries… »

Dans son discours, Le pape remercie les journalistes pour leur « service compétent des derniers jours » (« vous avez travaillé, hé ! vous avez travaillé ! »,  et remercie tout spécialement « ceux qui ont su observer et présenter ces événements de l’histoire de l’Église en tenant compte de la perspective plus juste dans laquelle ils doivent être lus, celle de la foi. ».

Tout en soulignant le rôle « devenu indispensable » des mass media pour « raconter au monde les événements de l’histoire contemporaine », le pape reconnaît qu’« interpréter et communiquer à un public vaste et varié les événements ecclésiaux peut présenter quelque difficulté. »

En fait, a-t-il dit, ces événements «  ne sont pas plus compliqués que les événements politiques ou économiques », c’est seulement qu’ils répondent à « une logique » qui n’entre pas pour ainsi dire dans les catégories dites « mondaines » :

« L’Église n’a pas une nature politique, mais essentiellement spirituelle », a-t-il expliqué, elle est « le Peuple de Dieu  qui marche à la rencontre de Jésus Christ, c’est donc dans cette seule perspective qu’il est possible de rendre pleinement raison de ce que l’Église catholique accomplit ».

Il a donc invité les journalistes à creuser  « cette vraie nature de l’Église », avec « ses vertus et ses péché », à connaître « les motivations spirituelles qui la guident et qui aident vraiment à la comprendre ».

Votre travail, a-t-il insisté « a besoin d’étude, de sensibilité, d’expérience, comme tant d’autres professions, mais il implique une attention particulière à la vérité, à la bonté et à la beauté », ces trois mots-clefs d’une existence accomplie que « tour le monde est appelé à servir et à transmettre ».

« Vous avez la capacité de recueillir et d’exprimer les attentes et les exigences de notre temps, de leur offrir les éléments pour une lecture de la réalité», a-t-il encore dit aux journalistes en concluant : «  Je vous aime beaucoup, je vous remercie pour tout ce que vous avez fait. Et je pense à votre travail : je vous souhaite de travailler avec sérénité et profit, de toujours mieux connaître  l’Évangile de Jésus Christ et la réalité de l’Église ».

A propos de la nature et de la réalité de l’Eglise, le pape François a profité aussi de cette audience avec les journalistes pour redire que dans tous les événements de ces jours-ci c’est le Christ qui est à voir comme  « la référence fondamentale, le cœur de l’Église », et « non le successeur de Pierre ! » ; que  « dans tout ce qui est arrivé, le protagoniste est, en dernière analyse, l’Esprit-Saint qui a inspiré la décision de Benoît XVI pour le bien de l’Église, et a orienté les Cardinaux dans la prière et dans l’élection ».

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Pape Françoispresse
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