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Quelle Eglise pour quel pape ?

TIZIANA FABI
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Avec le départ effectif de Benoît XVI, vient l'heure du bilan et des perspectives

A quelques jours de l'ouverture de conclave qui élira son successeur, l’heure est à l’état des lieux de la situation de l'Eglise et des défis auxquels le prochain pape devra faire face. Une Eglise vivante et donc en transformation continuelle, comme l'a expliqué le pape dans son discours d'adieu aux cardinaux : « L’Eglise n’est pas une institution, elle n’est pas construite de toute pièce, c’est une réalité vivante. Elle vit le long du temps en devenir, comme chaque être vivant, elle se transforme, mais reste toujours la même avec le Christ en son cœur ». 
 

Si l’Eglise ne peut se couper de la culture européenne, son centre de gravité se déplace, constate Laurent Dandrieu dans Valeurs Actuelles : « Le successeur de Benoît XVI gouvernera une Église dont le centre de gravité s’éloigne toujours plus de l’Europe, avec la montée en puissance de l’Amérique latine, de l’Afrique et de l’Asie. Une révolution pour une institution depuis toujours marquée par la culture européenne ». D'où l'importance d'« élargir le regard au-delà des frontières européennes ».
 

Mais c’est aussi et surtout un nouvel univers culturel et moral qu’il s’agit d’évangéliser. Pour relever ce défi, il faut « une institution unie, prête à marcher d’un seul pas, composée d’hommes qui ne cherchent pas “les applaudissements et l’approbation“ comme le rappelait Benoît XVI lors du mercredi des Cendres, mais “la qualité et la vérité du rapport à Dieu“ ».
 

Ce que confirme le cardinal André Vingt-Trois, archevêque de Paris, dans une interview sur RTL. Peut-être faut-il continuer, comme Benoît XVI l'a fait, à « gérer la mission de l'Eglise d'une façon moins spectaculaire et plus fondamentale. Nous avons besoin de quelqu'un qui n'ait pas un ego surdimensionné et qui soit capable d'écouter, de comprendre des réseaux de culture, des civilisations différentes et qui soit vraiment un pivot pour une communication entre les églises ».
 

Quels défis pour le prochain pape ? « D'après moi, le problème majeur, c'est la manière dont l'Eglise affronte les responsabilités de l'humanité à l'égard de l'avenir ; c'est-à-dire les problèmes de la paix, les problèmes de l'écologie, les problèmes de l'unité entre les chrétiens, le problème des relations entre les autres religions, et le problème du dialogue avec la culture », explique encore le cardinal Vingt-Trois.
 

« Il faudra continuer ce qu’a fait Benoît XVI, c’est à dire enseigner le contenu de la foi », explique pour sa part le cardinal Jean-Louis Tauran, président du Conseil pontifical pour le dialogue interreligieux, dans une interview à I.Media. « Dans le monde d’aujourd’hui, les chrétiens doivent être en mesure de rendre raison de leur foi en ayant une connaissance du contenu de cette foi, car on ne transmet pas des impressions ». 

 

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