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Tony Anatrella : avec le « mariage pour tous », on veut mettre de l’égalité là où elle n’existe pas

© Stéphane OUZOUNOFF / CIRIC
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La justification du “mariage” entre personnes de même sexe et de la filiation peut-elle se résumer à l’égalité des droits pour tous ?

« La loi sur le “mariage pour tous” n’est pas un progrès mais une régression », « on veut mettre de l’égalité là où elle n’existe pas » : c’est ce qu’affirme le psychanalyste et spécialiste en psychiatrie sociale Tony Anatrella dans un article publié par Valeurs Actuelles sous le titre : « Marier l’impossible ».

« Le mariage entre un homme et une femme est d’abord le signe de l’alliance de la différence sexuelle et il est associé, en puissance ou de fait, à la filiation. Dissocier l’un de l’autre se fait au mépris de l’enfant qui, dans ce contexte, n’est plus voulu et respecté pour lui-même mais instrumentalisé par les désirs des adultes », explique-t-il.

Il déplore cette « vision surréaliste » selon laquelle « la sentimentalité homosexuelle serait parfois plus authentique et plus protectrice des enfants que la relation entre un homme et une femme qui se disputent et divorcent ». A ses yeux, « il est plus souhaitable qu’un enfant grandisse entre un homme et une femme même s’ils traversent des crises car il a besoin de cette altérité qui n’est pas présente dans une élection sentimentale unisexuée. L’altérité, c’est toujours l’autre sexe ».