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Accroché à la vie, un homme paralysé retrouve l’usage de ses membres

©YouTube/CHU Québec
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La force de son caractère, l’amour de la famille et la compétence des chirurgiens lui évitent une paralysie quasi assurée.

Steve Ferland, père de famille de trois enfants en bas âge, a frôlé le pire le soir du 6 septembre 2016. Sportif aguerri, sa tête heurte violemment le tibia d’un autre joueur lors d’un entraînement de baseball. Sa cinquième vertèbre cervicale éclate. Ses membres sont paralysés. En un instant, il sent sa vie basculer.

Devoir s’occuper de sa famille lui donne du courage

La violence du choc ne lui fait pas perdre sa présence d’esprit. « Lors de l’impact, j’ai senti que mes bras et mes jambes étaient complètement engourdis, je savais qu’ils étaient paralysés, se souvient-il. J’ai dit à mes collègues de ne pas me bouger et d’appeler l’ambulance. » Il pense immédiatement à sa famille, ce qui lui donne la force d’envisager une issue favorable, une possible guérison, malgré la gravité du traumatisme.

« Je me voyais à 35 ans quadriplégique. Mais j’ai tout de suite pensé aussi que des gens pourraient me guérir. J’oscillais entre ces deux visions-là. C’est la plus grande peur que j’ai éprouvée dans ma vie. » Sa responsabilité de père de famille s’impose aussi à lui et lui rappelle qu’elle constitue un élément essentiel de sa vie : « Cela m’est arrivée en faisant du sport. Je trouvais que j’avais hypothéqué ma vie en pratiquant une activité qui n’était pas nécessairement familiale. »

« Un vrai miracle. Je n’en revenais pas de le voir marcher sept jours seulement après la deuxième opération »

Il est alors conduit à l’hôpital de l’Enfant-Jésus à Québec, et confié aux mains du Dr Jérôme Paquet et du Dr David Mercier, tous deux neurochirurgiens spinaux. Sa moelle épinière est touchée, le risque d’une paralysie durable est effectivement très élevé. Les médecins réalisent alors deux opérations sensibles, à l’avant et à l’arrière du cou, afin de libérer les nerfs coincés.

« Un vrai miracle. Je n’en revenais pas de le voir marcher sept jours seulement après la deuxième opération, explique le dr Paquet. Que Steve soit jeune, sportif et qu’il ait très bien suivi sa rééducation lui a permis de récupérer sa mobilité après six mois. »

Il relève le défi de la 7e édition du Kilimandjaro pour remercier les neurochirurgiens

Les mois de rééducation sont longs et pénibles pour ce sportif accompli. « C’était une montagne à gravir », assure-t-il avec humilité. L’espoir de retrouver sa famille et de pouvoir s’en occuper à nouveau lui donne du courage quand survient la lassitude. Mais c’est aussi l’envie de remercier les neurochirurgiens de l’hôpital de l’Enfant-Jésus qui le motive. À tel point que Steve se fixe pour objectif de participer à la 7e édition du « Kilimandjaro à Québec » qui consiste à gravir, à soixante reprises, les 487 marches du grand escalier du parc de la Chute-Montmorency et qui sert à financer la recherche en neurochirurgie. L’objectif est de parvenir à récolter 140 000 dollars ! Porte-parole, il compte bien relever le défi le 10 juin prochain.

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