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5 films à voir sur la beauté du sacrifice

© 2003 - New Line Cinema
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Tout film peut, à sa façon, constituer une formidable source d’inspiration pour devenir quelqu’un de meilleur. Par une étrange alchimie, nous pouvons nous glisser dans la peau d'un personnage — le temps d’une heure ou deux et dans la parfaite sécurité d’un salon ou d’une salle de cinéma — et prendre sur nous ses sacrifices, ses renoncements à lui-même, endosser ses vertus héroïques. Nous devenons les observateurs attentifs de la quête qu’il poursuit, du dépassement de soi auquel il se livre. Nous devenons plus clairvoyants de ce qui compte, de ce qui est vraiment important.

En cette période de Carême, vous devez découvrir ou redécouvrir quelques uns de ces films qui vous feront grandir. Il ne s’agit pas nécessairement de films chrétiens. Certains ne sont même pas spirituels du tout. Mais ce sont des incontournables cinématographiques sur la contemplation, l’engagement et le don de soi. Peut-être que, grâce à eux, vous parviendrez vous aussi à une meilleure compréhension de vous-même et de ce à quoi vous aspirez.

All is lost (2013)

Si vous aimez Robert Redford alors ce film est fait pour vous. Il est seul à l’écran pour donner vie à ce classique sous-estimé. Au cours d’un voyage en solitaire au beau milieu de l’Océan Indien, notre navigateur se retrouve en pleine tempête. Son bateau a subi une grave avarie et la fragile réparation ne survivra pas au grain suivant…

À première vue, All is lost est une simple histoire de survie en haute mer. Mais pour survivre la détermination et le courage d’un homme sont mises à l’épreuve, comme sa force et son habileté. Chaque jour qu’il passe dans ce désert liquide, il se dépouille jusqu’au dénuement complet. « Qui veut sauver sa vie la perdra. » Le héros doit se confier entièrement à la Providence pour espérer le salut.

Gravity (2012)

Sept Oscars et un problème simple : le scientifique Ryan Stone (interprétée par Sandra Bullock) est à la dérive dans l’espace — endroit le plus inhospitalier qui soit dans l’univers. Elle sait qu’elle doit mourir, qu’elle doit mourir, et personne ne peut rien faire pour elle. « Personne ne va prier pour mon âme « , dit-elle. « Je n’ai jamais dit une prière de ma vie. Personne ne m’a jamais appris comment faire.« 

Portant encore le deuil de sa fille, Ryan est tentée par l’abandon, la dérive et l’oubli, en se livrant au vide. Seul un miracle lui rend la volonté de survivre. Bien qu’elle ait perdu sa fille, l’héroïne ressent la présence de son enfant, tout près d’elle, dans l’immensité. Elle perçoit que la mort n’est pas la fin de tout. L’odyssée de Ryan reflète l’espérance de Pâques.

Le grand silence (2005)

À quoi ressemblent des années de prière et d’abnégation ? Ce documentaire, long d’environ trois heures, nous en donne un bref aperçu. Réalisé par Philip Gröning, Le Grand Silence nous emporte dans le grand couvent des chartreux, niché au coeur des Alpes françaises. Avec lui nous découvrons la vie austère, pieuse et retirée des moines. 

Il n’y a pas de commentaire. Chaque scène a été tournée en lumière naturelle. Nous pénétrons silencieusement dans le monde rigoureux et étrangement beau des moines. Une vie qui porte l’empreinte de l’Esprit et incarne le sens du devoir. Le résultat dépasse le documentaire, pour atteindre une puissante contemplation du mystère de la foi et du sens de la vie.

Le Seigneur des Anneaux (Trilogie, 2001-03)

Trois films en un car toute la saga n’est une seule grande histoire. Et quelle histoire !

Concentrons-nous sur le hobbit Frodon. Il porte l’Anneau unique qui peut détruire le monde. Au cours de son long voyage sur les sentiers de la Terre du Milieu, il devient une figure « christique ». Comme Jésus dans le désert, Frodon est cruellement tenté par l’Anneau maléfique, qui lui promet un pouvoir extraordinaire. Jésus subit l’ultime épreuve au Calvaire, Frodon est torturé sur le chemin du Mont Destin. L’anneau devient à chaque pas de plus en plus lourd — comme les péchés du monde et la croix que le Christ a portée sur le Golgotha. Comme Jésus, Frodon a besoin d’aide pour terminer son voyage. Le hobbit n’est certainement pas une figure idéale du Christ puisqu’il a de nombreux défauts et que sa faiblesse le perd, mais une grande partie du périple semble faire explicitement référence aux thèmes du Carême : un temps d’épreuve qui précède la victoire finale et glorieuse de Pâques.

The Way – La route ensemble (2010)

Voici un autre film parfait pour ce temps de Carême et avec lequel nous pouvons nous sentir plus familiers. Tom Avery (interprété par Martin Sheen) accomplit un pèlerinage le long du Chemin de Saint-Jacques de Compostelle, pour terminer celui de son fils, mort sans pouvoir l’achever.

Sur la route, Tom — qui a emporté les cendres de son fils avec lui — fait la rencontre de nombreux personnages parcourant eux-aussi  « El Camino «  pour divers motifs. Certains veulent arrêter de fumer ou perdre quelques kilos, un autre veut surmonter le blocage de l’écrivain. Mais tous montrent à leur manière que trop souvent, nous nous plions plus volontiers à quelques sacrifices pour nous améliorer que pour grandir spirituellement. Chaque pèlerin continuera son chemin en parvenant peu à peu à la compréhension profonde de ce qui compte vraiment. C’est en atteignant la cathédrale Saint-Jacques de Compostelle en Galice, que Tom gagnera la paix du coeur.

 

 

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Carêmefilms
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