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La BD idéale pour redécouvrir la vie de la Vierge Marie

© Mame
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Pendant le grand silence entre le Vendredi saint et le matin de Pâques, Marie se remémore les événements de la vie de son fils.

 

Ce sont des épisodes de la Bible que nous croyons connaître par cœur. L’Annonciation, Noël, la Passion et la Résurrection, sont abordés sous le point de vue de Marie. Le scénariste, Brunor, auteur des indices pensables, attache solidement son texte à la Bible, Ancien et Nouveau testaments mêlés.

Marie à la lumière de l’Ancien testament

Jésus est au tombeau, et Marie, « le cœur transpercé » médite sur les épisodes de sa vie. Les paroles de la prière juive du kaddish, consacrée aux personnes en deuil, résonnent étrangement le soir de la Passion : « Magnifié et sanctifié soit le Grand Nom, dans le monde qu’il a créé selon sa volonté et puisse-t-il établir son royaume. Puisse son Salut fleurir et qu’il approche son Messie ». Marie s’interroge : « Comment est-ce que cela sera puisque son Messie est parmi les morts ? » Elle se remémore l’Annonciation, puis les étapes de la vie de Jésus où elle apparaît dans les Évangiles, Noël, la présentation au Temple, Cana… À chaque fois les textes de l’Ancien testament éclairent les épisodes de la vie de Yeshoua. Jusqu’à la mort, qui semble remettre en cause toute les Écritures : Celui qui devait être le Messie, c’est-à-dire « Celui qui a reçu l’onction » est mis au tombeau, sans même que son corps ait été préparé et parfumé… Devant cette énigme, Marie interroge les Écritures, jusqu’à la Résurrection.

Mise en images

Même si l’ouvrage de Cellier et Brunor se présente sous les dehors d’une bande-dessinée qui respecte le format et le découpage du genre, il ne se lit pas comme une BD. Dans une BD classique, les personnages animés suscitent le texte, le dialogue, alors que l’album « Marie » est construit comme une illustration de textes bibliques. Le pinceau virtuose de Jean-François Cellier anime les textes, les replaçant dans leur contexte : la Palestine du Ier siècle. Jouant avec les techniques, il alterne les ambiances, plongeant tour à tour le lecteur dans les Mystères glorieux et douloureux. Comme pour ses albums précédents, il apporte sa « pâte » faite de personnage attachants et de décors soignés, colorés avec des teintes douces, parfois presque pastels.

Dessiner Marie ?!

Lorsqu’on lui a proposé le projet, Cellier a un peu accusé le coup : « Dessiner Marie !? Après Michel Ange ! » Il s’y est mis en respectant son média, la bande dessinée « Je ne pouvais pas faire un portrait parfaitement réaliste, il fallait qu’elle bouge, qu’elle s’anime d’une case à l’autre… » Il a donc rejeté l’idée de s’inspirer d’une actrice comme Olivia Hussey et s’est attelé à sa table de dessins pour trouver « sa » Marie.

Des planches à encadrer

Plusieurs planches, comme celle du Magnificat seraient à mettre sous verre, tant l’harmonie du texte et du dessin en font un tableau. C’est à la fois la force et la faiblesse de cette BD, qui met en images l’Évangile, mais n’en fait pas à proprement parler une bande-dessinée, avec un scénario construit pour que chaque planche en appelle une autre.  C’est néanmoins un très bel ouvrage qui vient renouveler l’image que le lecteur se forme des scènes de l’Évangile.

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Marie, mère du Christ, par Brunor et Jean-François Cellier, Éditions Mame, février 2017, 13, 90 euros.

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