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Un restaurant accorde une réduction à des parents d’enfants sages

Enoteca Antonio Ferrari
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Avoir des enfants calmes peut vous aider à faire des économies !

Qui a dit que cela n’était pas économique d’avoir des enfants ? Antonio Ferrari, propriétaire d’une œnothèque à Padoue, vient de nous prouver le contraire. Mais attention, uniquement dans le cas où vous auriez des enfants bien éduqués ! Cet italien a en effet servi une tablée de onze personnes : six adultes et cinq enfants, de quatre à six ans. Pour plus d’un restaurateur, ce genre de réservation tourne souvent au cauchemar, avec des enfants qui, le premier quart d’heure passé, ne tiennent plus en place et font comprendre autant à leurs parents qu’au reste du restaurant qu’ils en ont assez.

Mais à la grande surprise du patron, ce repas là se termina fort calmement, les enfants patientant tranquillement une fois qu’ils eurent fini de manger. Dans leurs mains, ni tablettes ni téléphones, simplement quelques feuilles de papiers et des crayons de couleurs, emportés par des parents avisés. La fin du déjeuner se déroula donc dans la sérénité, les parents finissant de déguster leur vin sans avoir besoin de réprimander leur progéniture entre deux gorgées. Admiratif, Antonio Ferrari a donc décidé de faire un geste en ajoutant sur la note une ligne intitulée « rabais enfants éduqués ».

Geste spontané ou gros coup de pub ?               

Au vu du montant de la note qui dépassait tout de même les 260 euros, on pourrait se dire qu’une ristourne de cinq pour cent, soit 13,05 euros est un geste tout à fait commercial. Pourtant, l’italien se défend de chercher à faire de la pub. Interrogé par le « Corriere della Sera », il affirme : « J’ai agi d’instinct ! (..) C’était un spectacle tellement beau de les voir interagir à cette table avec tant de calme. Je n’ai pas osé complimenter les parents parce que c’était la première fois qu’ils venaient, j’ai donc opté pour un rabais sur la note ». Par ailleurs, Antonio Ferrari a bien souligné qu’il referait volontiers ce geste mais n’en ferait pas une  habitude pour attirer les clients, ne voulant pas, par défaut, faire ressentir aux parents d’enfants plus agités un quelconque jugement de sa part. Il souligne : « J’imagine combien ça peut être difficile d’être parents aujourd’hui ». Touchés, les parents ont laissé au serveur rien de moins qu’un pourboire de trente euros, une attention qui acheva sans doute de rendre ce dimanche agréable à tous.

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