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Son mari est amnésique, son fils souffre de paralysie cérébrale, son père est malade. Et elle s’occupe de tout le monde sans broncher

© María Ángeles -Archives de famille
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Découvrez l'histoire d'une femme exceptionnelle !

Maria Angeles est une femme au courage exceptionnel ! Le 24 août, le cœur d’Augustin, son mari, s’est brusquement arrêté. Dans la foulée, elle envoie ce message à ses amis  : « Augustin vient de faire un infarctus. S’il vous plaît, priez pour que la volonté de Dieu soit accomplie et que nous puissions, si c’est possible, continuer à profiter de sa présence ». Lorsqu’il est revenu à lui, c’était « un nouvel homme »… mais sans aucun souvenir. Depuis, elle veille sur lui avec attention et lui fait découvrir Jésus chaque jour afin de l’aider à retrouver la foi qui l’animait avec force par le passé.

Mais Maria doit également veiller sur ses enfants et son père. L’aîné de la famille, également appelé Augustin, souffre de paralysie cérébrale et son père est également malade. Une situation extrêmement douloureuse mais qu’elle affronte avec courage grâce à sa foi.

Maria a également dû faire face à un licenciement durant ces épreuves douloureuses. Et pourtant, positive jusqu’au bout, elle contemple sa vie avec espoir : « J’ai maintenant du temps pour voir les médecins ». Ses propos ne sont pas sans rappeler ceux de saint Paul : « Toutes choses concourent au bien de ceux qui aiment Dieu ».

Rencontre avec cette femme exceptionnelle.

Maria, comment s’est passé cet instant de lutte entre la vie et la mort ?
On était dans le train lorsqu’il a eu son arrêt cardiaque. Durant 40 minutes nous avons essayé de le réanimer. J’ai appelé ma belle-sœur qui est médecin tandis qu’un étudiant en médecine nous assistait, avant que l’équipe de secours essaie en vain de le réanimer, à deux reprises. Ils ont dit : « Ce n’est plus la peine ». J’ai répondu : « S’il vous plaît, j’ai un fils avec une paralysie cérébrale, cela ne me fait pas peur. Essayez ! Nous sommes une famille ! ». Ils ont finalement réussi à le réanimer.

Vous dites avoir pensé au Cananéen de l’Évangile, lorsqu’il demanda de l’aide à Jésus parce que sa fille souffrait.
Ils m’ont dit qu’il n’arriverait pas vivant à l’hôpital. J’ai donc préparé ma fille en lui disant : « Nous venons de prendre quelques jours de vacances et papa et moi avons beaucoup parlé de vous. Il m’a dit être très fier de vous. Vous êtes notre plus beau cadeau. Quand Dieu le rappellera, papa ira directement au ciel ». Notre aîné, très attaché à son père, souffrait énormément de cette situation même s’il ne comprenait pas tout.

Comment avez-vous vécu les jours suivants ?
Lors des prières que nous faisions avec Agustin, je lui mettais le crucifix dans les mains en disant : « Le Christ compte sur toi, mais nous aussi. Si tu le peux, tiens bon ! ». Nous avons aussi pu compter sur nos amis et la communauté.

Et maintenant ?
Augustin est désormais amnésique. C’était un avocat brillant avec une culture extraordinaire et une foi profonde. Mais il ne se rappelle de rien ni de son expérience avec Dieu. Je tremble quand je pense : « Seigneur, comment faire pour qu’il revienne à Toi ? ».

À quoi vous raccrochez-vous lorsqu’il vous regarde et ne vous voit pas ?
C’est dur qu’il ne me reconnaisse pas mais le Christ est là et me console. J’unis ma croix à la Sienne pour le salut du monde.

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