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Le centre médical Pauline Jaricot ouvre à Erbil pour les réfugiés de la plaine de Ninive

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Grâce à la Fondation Mérieux, aux Œuvres Pontificales Missionnaires et à la Fondation Saint Irénée.

Le 2 mai dernier, la Fondation Mérieux et les Œuvres Pontificales Missionnaires (OPM) signaient une convention instituant un partenariat pour la construction d’un centre médical Mères-Enfants à Erbil pour venir en aide aux réfugiés de la plaine de Ninive. Rapidement, la Fondation Saint Irénée les soutenait et apportait au projet son concours financier. Les trois sociétés caritatives ont réuni 360 000 euros pour mener le projet à bien. Un projet qui connaît son aboutissement aujourd’hui !

L’objectif ? Bâtir avec et pour les personnes déplacées un centre de santé équipé pour une offre de soins complète, du diagnostic à la prise en charge médicale, en passant par l’accompagnement des enfants et des futures mamans. L’ambition du centre sera de répondre à de nombreux enjeux essentiels de sécurité et d’asepsie, pour garantir aux réfugiés les conditions élémentaires à la procuration des soins qu’ils méritent.

Il faut rapprocher les soins de santé de la population et renforcer les compétences des personnels de santé. Réduire et soulager la dépendance des déplacés vis-à-vis des hôpitaux Kurdes. La qualité des infrastructures et du matériel de santé à disposition des réfugiés devait dès lors être revue, repensée. L’acquisition des bons gestes ne pourra pas se faire sans l’éducation à la santé des populations visées. Leur offrir les moyens de recevoir des soins décents vise aussi à réduire l’exode des populations déplacées vers l’Europe.

Les bénéficiaires en seront prioritairement les déplacés chrétiens et yézidis. Les formations et l’amélioration des pratiques du personnel médical : infirmières, laborantins et médecins, s’appliqueront dans le courant de l’année 2017. Les efforts consentis par le gouvernement central de Bagdad (paiement des salaires du personnel chrétien de l’éducation nationale) et par le gouvernement régional kurde, le KRG (distribution alimentaire, construction de camp sous tente, protection, etc. ), ont permis aux populations déplacées de moins souffrir de leur exil. Mais en dépit de ces engagements, beaucoup de problèmes compliquent encore l’existence et le moral des déplacés. La santé en fait partie. Les déplacés sont enlisés dans une situation cumulant les handicaps d’une vie à la fois rurale et urbaine. Ils se trouvent confrontés à des problèmes psychologiques graves, à des dépressions pouvant aller jusqu’au suicide. De plus en plus de déplacés souffrent de problèmes psychiatriques et les femmes sont confrontées à des problèmes de soins gynécologiques et obstétricaux.

Après une visite des villages chrétiens libérés et des camps de réfugiés, la délégation française emmenée par les OPM, rencontrera ce mercredi Mgr Petros Mouche, archevêque syro-catholique de Mossoul et se rendra à l’école Saint Irénée avant l’inauguration du centre Mères-Enfants en présence de Mgr Bashar Warda archevêque chaldéen d’Irak, évêque d’Erbil, responsable de l’église Saint-Joseph.

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