Exposition

Rembrandt rend visite au Vatican

Une première : le plus célèbre des peintres hollandais s’invite aux Musées du Vatican.

Rembrandt rend visite au Vatican

© Musées du Vatican

Pour la toute première fois dans l’histoire des Musées du Vatican, le peintre hollandais Rembrandt y est exposé. Intitulée « Rembrandt au Vatican. Images entre ciel et terre » et inaugurée à la fin de l’Année de la miséricorde, l’exposition présente des gravures méconnues illustrant des scènes bibliques.

Parmi elles, la fameuse gravure baptisée, La pièce aux Cent florins, réalisée vers 1649, vous dira peut-être quelque chose. Ce chef-d’œuvre tient son nom d’une anecdote, lorsque Rembrandt a donné cette gravure à un marchand plutôt que de lui payer une somme de 100 florins (une petite fortune pour l’époque).

Ce nom fut attribué à cette gravure parce que les experts ne parvenaient pas à la rattacher à une scène précise des Évangiles. Certains estiment, malgré tout, qu’il s’agirait d’un épisode de l’Évangile selon saint Matthieu (Mt 19, 1-3) : « Lorsque Jésus eut terminé ce discours, il s’éloigna de la Galilée et se rendit dans le territoire de la Judée, au-delà du Jourdain. De grandes foules le suivirent, et là il les guérit. Des pharisiens s’approchèrent de lui pour le mettre à l’épreuve ; ils lui demandèrent : “Est-il permis à un homme de renvoyer sa femme pour n’importe quel motif ?“ ».

Il s’agit de la gravure la plus aboutie de l’artiste dans la mesure où elle a nécessité dix ans de travail. Il innove, dans cette œuvre en représentant le Christ comme une source paisible de méditation plutôt que comme figure de souffrance.

Une expo à la loupe

Bien qu’elle ne rassemble qu’une cinquantaine de gravures (et deux petits tableaux) et ne monopolise qu’une seule pièce au sein des immenses galeries des musées du Vatican, la visite vaut largement le détour.

Et pour cause : toutes les œuvres ont été réalisées grâce à la technique dite de l’eau forte qui permet un niveau de détail extrêmement poussé. Ce procédé tient son nom de l’acide nitrique utilisé à l’origine pour creuser une image sur une plaque de métal. Ainsi, pour ne rien rater de chacune des œuvres, on vous propose une loupe dès l’entrée pour effectuer la visite !

On peut alors passer de longs moments le nez collé sur ces incroyables gravures à contempler de magnifiques scènes bibliques telles que, Le retour du fils prodigue, Le sacrifice d’Abraham, ou encore, Le Christ et la Samaritaine.

Notez bien que Rembrandt ne s’éternisera pas entre les murs du Vatican, puisque la fin de l’exposition est prévue pour le 28 février 2017.

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