Le calendrier de l'Avent

Comment patienter jusqu’à Noël ?

Chaque samedi durant l'Avent, Aleteia partage avec vous un joli conte de Noël !

Comment patienter jusqu’à Noël ?

Noël ! Mon Dieu, comme ils languissaient de voir arriver ce jour ! Il fallait bien de la patience à leurs parents pour les aider à vivre l’attente de ces jours. Pas de grands discours, pas de longues prières, juste une aventure en famille que, même en grandissant, aucun n’aurait voulu manquer. Pourquoi ? Parce qu’elle faisait partie de la fête, ou plutôt, elle la faisait désirer. C’était simple !

Voilà que trois tout petits moutons de plâtre, posés là par des mains malhabiles, se serraient dans l’ombre intimidée d’une longue bougie. Pas de confusion, un gris, un blanc et un tendre rosé, chacun son représentant dans la marche à l’étoile. C’est qu’aujourd’hui commençait un voyage bien long, long comme l’austère plateau noir de notre cheminée qu’il fallait traverser, de la bougie à gauche jusqu’à la grotte de papier froissé qui attendait, tapie dans l’ombre, là-bas tout à droite.

Leur maman les avait rassemblés au soir de ce premier dimanche de l’Avent, mot étrange que eux, les enfants, entendaient avec un A, Avent, avAnt Noël, bien sûr ! Quatre dimanches, quatre semaines pour pousser en avant leurs chers petits moutons.

C’était toute une affaire ! Dès le retour de l’école, ils couraient regarder leurs moutons. Quelqu’un les aurait-il déplacés ? Et, les jours de congés, il fallait mesurer la distance restante : encore tout ça ! Plus que ça ! Heureusement, les bergers veillaient à la bonne marche des moutons.

Chaque soir, comme le premier soir, l’allumage de la bougie, à gauche de la cheminée, précédait le chant. Puis tous attendaient les silence. Qu’avait fait le troupeau aujourd’hui ? Ri ? Pleuré ? Boudé ? Aidé ? Chacun regardait dans son cœur, maman souriait, ils prenaient doucement leurs moutons…, un pas, deux pas, et parfois.. pas de pas, ce serait pour demain, mais toujours un baiser se posait sur leur front.

Ils apprenait le désir et la patience au pas de leurs moutons. Ils savaient d’expérience que la marche pouvait être difficile, mais il n’y avait pas de compétition, juste une aventure en commun. Tous étaient tendus vers le même but, frémissant à la promesse d’une joie dont ils goûtaient par avance qu’elle était déjà donnée, mais que pourtant ils espéraient.

Enfin, le soir de Noël, quand leur père déposait l’enfant nouveau-né, entre Marie et Joseph, dans la grotte de papier froissé, le bœuf et l’âne n’étaient pas seuls à lui tenir bien chaud. À droite de la cheminée, trois fiers petits moutons se serraient dans la clarté joyeuse de quatre bougies rouges.


Petite nouvelle extraite du Compagnon de l’Avent 2011, hors-série conçu par Magnificat. 

Pour préparer Noël dans la prière à l’écoute de la parole de Dieu, retrouvez le Compagnon de l’Avent 2016

Publicité
Publicité