Chroniques

Qu’avons-nous fait de notre esprit d’enfance ?

Le Christ nous invite à regarder les enfants comme des exemples.

Qu’avons-nous fait de notre esprit d’enfance ?

© Romona Robbins Photography / Image Source

Qu’avons-nous fait de notre esprit d’enfance ? Cette faculté d’appréhender le monde avec innocence, sans a priori. Ce merveilleux défaut de croissance qui relie de manière immédiate la tête et le cœur, qui donne à voir la beauté avant la tristesse, l’agir avant la plainte. Le Christ lui-même nous invite à regarder les enfants comme des exemples. « Laissez les petits enfants, et ne les empêchez pas de venir à moi ; car le royaume des cieux est pour ceux qui leur ressemblent. » Les Bouddhistes aussi savent reconnaître la sagesse et la simplicité de l’enfant. Une de nos responsables locaux m’a un jour raconté ce compte bouddhiste : « Un enfant marchait sur une plage, au lendemain d’une grande marée. La mer se retirait doucement laissant sur le sable, à perte de vue, des étoiles de mer qui sèchent au soleil.

À chaque pas, l’enfant prend une étoile, et la remet à l’eau. De manière méthodique. Répétitive, presque têtu. Un réflexe. Alors qu’il s’apprête à en jeter une de plus, il croise un homme. Celui-ci le regarde l’air dépité. Cet enfant lui fait de la peine. Il lui dit :

– Mon pauvre petit ! Tu es bien mignon avec ces 3 étoiles de mer que tu remets à l’eau. Mais regarde autour de toi : il y en a des milliers, peut-être des millions. Sans vouloir t’offenser, ton geste n’a pas le moindre impact sur cette catastrophe !

À ce moment la petite étoile de mer dans la main de l’enfant se met à parler :

– Monsieur, vous vous trompez. Je peux vous assurer que pour moi, l’impact de son geste est énorme ! »

Qui voulons-nous être dans cette histoire ? L’homme ou l’enfant ? Celui qui compte et se décourage avant même de commencer ou celui qui agit à sa mesure ?

Parce que nous croyons sincèrement que, sans dénigrer l’expérience et la maturité, l’innocence de l’enfant le porte naturellement vers la générosité et la fraternité, nous croyons chez Enfants du Mékong qu’il n’y a pas meilleur moyen de faire grandir ces vertus que le parrainage qui est aussi un moyen très concret de sauver un enfant. Rien n’est inutile !

N’oubliez pas. Pour que Noël ait un sens profond cette année : offrez un parrainage ici.