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Chine : trois ordinations épiscopales scrutées de près

Alors que les négociations entre le Vatican et la Chine se poursuivent, les évêques nommés par le Pape sont installés mais …

Chine : trois ordinations épiscopales scrutées de près

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Selon des informations rapportées par Églises d’Asie, deux évêques seront ordonnés ce 30 novembre et un troisième deux jours plus tard, le 2 décembre. S’il est avéré que les trois futurs évêques ont bien reçu leur nomination du Pape et que ces nominations ont été acceptées par Pékin, les conditions pratiques du déroulement des célébrations d’ordination ne sont pas connues dans le détail.

Telles ordinations interviennent après celle de Mgr Ding Lingbin, évêque de Changzhi, dans le Shanxi, le 10 novembre dernier, tandis qu’il est toujours question de négociations entre le Vatican et la Chine au sujet d’une possible normalisation de leurs relations.

En ce 30 novembre, le diocèse d’Ankang doit recevoir son nouvel évêque en la personne de Mgr John Wang Xiaoxun, auquel Pékin a donné son assentiment. Tous les évêques présents à la cérémonie sont en communion avec Rome. Le 2 décembre, ce sera au tour de Xichang, un petit diocèse du Sichuan, de recevoir le sien, en la personne de Mgr Lei Jiapei. Aucune information n’est disponible quant au nombre et à la qualité des évêques qui viendront l’ordonner. Cependant, il semble que sa nomination soit le fruit des dernières sessions de négociations entre le Saint-Siège et la Chine, notamment la dernière qui a eu lieu à Rome au début de ce mois.

En revanche, la présence de l’évêque « illégitime » de Leshan, Mgr Lei Shiyin, à l’ordination, le même jour, de l’évêque de Chengdu, au Sichuan, Joseph Tang Yuange, pourrait poser un problème, au cas où celui-ci était amené à imposer les mains sur le nouvel évêque. Mgr Lei Shiyin sur lequel pèse une peine d’excommunication, figure au nombre des huit évêques de Chine non reconnus par le Pape.

Cette succession d’ordinations épiscopale annoncerait-elle la conclusion d’un « accord global » imminent entre l’Église et le gouvernement chinois ? « Rien n’est moins sûr », affirment les observateurs qui font remarquer que celles-ci « s’inscrivent dans un calendrier dont la prochaine étape est la convocation à venir de la « IXe Assemblée nationale des représentants catholiques », une instance non reconnue par l’Église universelle et utilisée par Pékin pour signifier son contrôle sur l’Église locale ». Tout dépendra donc des décisions qui y seront prises et de leur impact sur le dialogue engagé depuis 2014 sous le pontificat du pape François. Pour l’heure, la seule chose que l’on puisse dire c’est que les canaux de communication sont toujours ouverts entre Rome et Pékin, souligne l’agence d’information des missions étrangères de Paris.

Pour plus de détails consulter le site d’Églises d’Asie.