Société

Vous avez tendance à ressasser le passé ?

Activez le pouvoir de la gratitude dans votre vie. (2/2)

Vous avez tendance à ressasser le passé ?

© Patrik Giardino/Getty Images


Retrouvez la 1ère partie de l’article : Vous pensez que votre vie n’est pas parfaite ?


« L’habitude, notre routine quotidienne, nos difficultés ou nos échecs, nous rendent souvent aveugles. Aveugles sur notre vie, aveugles sur ce qui fait que notre vie est parfaite telle qu’elle est ». David Laroche (Conférence du 7 novembre 2016 à l’Espace Reuilly à Paris).

Selon ce coach, il existe 3 obstacles à la gratitude, parfois difficiles à surmonter :

La comparaison : l’illusion que l’autre est mieux que moi 

L’autre a telle qualité, il réussit mieux… Mentalité suicidaire ! J’oublie ce qui fait de moi une personne unique, et je disparais au profit d’autrui. Il faut savoir une chose pourtant : ce qu’on admire chez autrui, on l’a déjà en soi. On ne serait pas sensible à telle ou telle qualité, si nous ne possédions pas déjà un peu cette même qualité (Aristote serait d’accord !). L’enjeu est donc plutôt de développer en soi ce qui est déjà là, mais faiblement … et donc de bosser sa connaissance de soi et son estime de soi !

L’impatience : l’illusion que le futur sera meilleur 

« Quand j’aurai cela… je serai enfin heureux ». Exemple : quand je serai marié(e), je serai heureux(se). Problème : état de frustration H24. J’aurais beau réussir dans ma vie, je ne serai jamais satisfait(e). Il manquera toujours quelque chose, je suis dans un cercle vicieux, où je deviens de plus en plus incapable de goûter le présent. Bref, je me prépare à faire une grosse dépression.

La nostalgie : l’illusion « qu’avant, c’était mieux » 

Celui qui regarde en arrière ne goûte pas non plus le présent, et ressasse sans fin. Or le passé ne sera jamais plus. L’enjeu est de se battre pour garder un esprit de gratitude.


Exercice pratique pour activer le pouvoir de la gratitude dans sa vie


1.Fermez les yeux

Pensez à une personne que vous aimez. Rappelez-vous ce qui vous donne de la joie de la connaître… Prenez le temps de vous rappeler 3 moments de bonheur avec elle pour laquelle vous auriez envie de la remercier. Comment vous sentez-vous en pensant à cela ?

2.Pensez maintenant à quelqu’un qui vous a inspiré dans votre vie. En quoi cela a-t-il changé votre vie, vos pensées ?

Comment vous sentez-vous en pensant à cette personne ?

3.Pensez maintenant à une situation qui vous a donné le sentiment d’être chanceux(se).

Pourquoi vous pensiez-vous chanceux dans cette situation ? Creusez, soyez précis, rappelez-vous du détail qui vous a le plus marqué.  En y repensant, comment vous sentez-vous ?

Ce type d’exercice permet de sortir de la logique du « c’est normal », de l’orgueil même parfois de penser que tout nous est dû, dans lesquels on tombe souvent quand on souffre. On apprend par là à voir à nouveau que « tout est un don », particulièrement nos relations… On apprend à goûter chaque instant, sans regretter le passé, ni s’impatienter du futur. Cette gratitude a même des effets positifs sur notre corps, sur notre sommeil, sur nos relations, sur nos émotions… On se sent riche de l’intérieur. Et surtout, la plus belle des conséquences : on acquiert la liberté pour aimer. La gratitude m’ouvre à autrui : plus je suis dans la gratitude intérieurement, plus j’ai envie de partager/contribuer au monde. (Plus je suis dans l’ingratitude, plus je prends aux autres.)

David Laroche se place dans une perspective axée sur le bien-être intérieur : « Carpe Diem ». Pour ceux qui ont la foi, celle-ci ajoute au bien-être et à la gratitude une dimension toute spirituelle. En plus du « à chaque jour suffit sa peine », nous nous ouvrons davantage à ce fait que « tout concourt au bien de ceux qui aime Dieu ». La gratitude prend alors une dimension existentielle encore plus constructive et plénière pour l’homme, parce qu’il se souvient de son créateur. La vie lui a été donnée comme un cadeau. En le voyant dans chaque belle chose de sa vie, il peut entrer dans la louange.

Les deux approches (physiologique/psychologique et spirituelle) se complètent parfaitement, et sont même indissociables : elles correspondent à notre nature de personne humaine. La gratitude est ainsi une clé qui mène à notre bonheur et à notre accomplissement dans toutes nos dimensions.

Voir ce qui est beau et construit dans sa vie, voilà le challenge qui nous est proposé. Pour ceux qui auraient quelques difficultés à travailler cela, vous trouverez sur mon site quelques clés pour vous aider. Et si besoin, je suis à votre disposition pour un accompagnement plus personnalisé. (Contact via le site ou ma page facebook Liberté pour aimer).

« C’est une folie de haïr toutes les roses parce qu’une épine vous a piqué ». Antoine de Saint-Exupéry