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Mystère autour de l’ouverture du tombeau du Christ

© THOMAS COEX / AFP
A picture taken on November 4, 2016 at the Church of the Holy Sepulchre in Jerusalemís Old City shows the Tomb of Jesus (where his body is believed to have been laid) inside the Edicule. The experts from the National Technical University of Athens for cultural heritage preservation removed the marble slab stone that covered the original tomb since the last restoration of the edicule on 1810 by Greek architect Nikolaos Komnenos. The Church of the Holy Sepulchre in Jerusalemís Old City is traditionally believed to be the site of Jesusís burial and attracts every year millions of pilgrims from all over the world. / AFP PHOTO / THOMAS COEX
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"Odeur suave" et "perturbations électromagnétiques" ont étonné les observateurs de cet événement historique.

Les 26, 27 et 28 octobre 2016 la dalle de marbre qui couvre le tombeau du Christ a été repoussée. Une poignée de scientifiques et de religieux a eu accès au lieu, et plusieurs rumeurs ont immédiatement couru. Premièrement, une « odeur suave » aurait été sentie, émanant du tombeau, rappelant les manifestations olfactives associées à certains saints. Deuxièmement, des instruments de mesure employés par des scientifiques aurait été troublés par des perturbations électromagnétiques. Ils cessaient de fonctionner, ou fonctionnaient mal, aussitôt qu’ils étaient placés à la verticale de la pierre sur laquelle aurait reposé le corps du Christ.

Marie Armelle Beaulieu, rédactrice en chef de Terre Sainte Magazine, a elle-même bénéficié de l’autorisation de se rendre sur les lieux, et se montre circonspecte quant à la rumeur associée à « l’odeur suave ». Relevant qu’une odeur est facile à suggérer, elle constate qu’elle n’a rien senti de particulier pour sa part. Par ailleurs, lors de la dernière ouverture, partielle, réalisée par l’architecte Nikolaos Komnenos en 1809, le chroniqueur de l’époque fait lui aussi mention d’une « odeur suave ». Les personnes qui s’intéressent au tombeau du Saint Sépulcre connaissent ce texte, et elles ont pu s’auto-suggérer le parfum.

Perturbations électromagnétiques

La journaliste se montre, en revanche, bien moins dubitative en ce qui concerne les perturbations électromagnétiques enregistrées par les instruments des scientifiques. Ce phénomène lui a été confirmé par l’un des scientifiques qui a été autorisé à accéder au tombeau. Il a ensuite été signalé par la directrice des travaux, Antonia Moropoulou elle-même, que l’on imagine mal mettre en péril sa réputation pour un « coup de pub ». Plus troublant encore, la journaliste relève la surprise des scientifiques lors de l’ouverture de la dalle : ils s’attendaient à ce que le tombeau soit bien plus bas qu’il ne l’est. En cause, les sondages réalisés précédemment aux instruments… qui semblent avoir été faussés par une perturbation électromagnétique.


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Impossible d’aller au-delà de ce simple constat : il semblerait que le tombeau du Christ trouble des instruments sensibles aux perturbations électromagnétiques, en l’absence de tout autre élément d’explication… Mais pourquoi un tel phénomène, les spéculations vont bon train, parmi les amoureux du Saint Sépulcre, des plus élaborée au plus stupides.

Est-ce seulement le tombeau du Christ ?

L’ouverture de la dalle, et la révélation de la pierre où le corps du Christ aurait reposé, a démontré qu’elle était conforme aux tombes juives du Ier siècle. Mais selon Marie-Armelle Beaulieu, l’essentiel est ailleurs. « Je serais ravie qu’une expertise scientifique démontre que cette pierre est bien celle ou le Christ a reposé, mais même si le contraire était démontré, elle resterait un signe de la Résurrection ».

Grâce à une connaissance, la journaliste qui réside à Jérusalem depuis 17 ans, fait partie des rares privilégiés à avoir pénétré les lieux. Elle confie : « L’église du Saint-sépulcre est un endroit déconcertant. J’ai commencé par ne pas l’aimer. J’attendais une belle église, et je suis arrivé dans ce lieux à l’architecture étrange, qui ne rappelle en rien les scènes bibliques. Il n’y a plus de trace du jardin du tombeau, par exemple. C’est progressivement que je m’y suis attachée, au fil des processions auxquelles je participe avec les Franciscains. Ce n’est pas un endroit qu’il faudrait visiter, mais plutôt un lieu pour prier. Grâce à un religieux, j’ai pu pénétrer jusqu’à la roche qui a supporté le corps du Christ, ce que je n’aurais pu imaginer… J’étais dans un drôle d’état, un peu en apesanteur, mais je me souviens de chaque détail. Je n’irais plus au Saint-Sépulcre comme avant. À présent, la dalle de marbre a été reposée par-dessus, et il n’est possible de voir le caveau que très partiellement, par une ouverture (protégée avec du verre blindée ndlr). Mais je sais que la pierre et là. J’avais l’habitude de faire une génuflexion devant le tombeau du Christ, et je me faisais la réflexion que c’était absurde, qu’il n’y avait pas de Présence réelle, que c’est devant les Saintes espèces qu’il convient de faire une génuflexion. Mais au Saint-Sépulcre, devant ce tombeau, il y a l’absence réelle. Un tombeau vide. Un miracle devant lequel ploient tous les genoux, au Ciel, sur Terre et aux Enfers. »

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