Aleteia

Comment écrire son livre ? (1/3)

sepia image of hands typing on typewriter keyboard on wooden table
Partager
Commenter

10 conseils pour écrire un livre et se faire éditer.

Selon un sondage effectué par Le Figaro Littéraire et OpinionWay en septembre 2009, un Français sur trois rêve d’écrire. Plus précisément, 29% des Français ont déjà songé à écrire un livre, et 3% ont rédigé un manuscrit. Parmi les 1,4 millions de Français qui ont rédigé un manuscrit, seulement 400 000 personnes ont envoyé leur texte à une maison d’édition. Autrement dit, il y a un million de manuscrits qui dorment dans les tiroirs ! C’est dommage ! Alors comment mener à bien son projet d’écriture ?

Savoir pourquoi on écrit

On aime écrire ou on n’aime pas. Il n’est pas question de se forcer. Si écrire n’est pas un plaisir à la base, votre livre en souffrira. Essayez de définir quelles sont vos motivations profondes. Et sont-elles assez puissantes pour vous permettre de mener à bout votre projet ? Elles peuvent être de tout ordre : transmettre votre perception du monde, faire rire, laisser une trace dans la postérité, gagner un concours d’écriture, épater la galerie… Stephen King témoigne : « J’ai écrit pour la simple joie de la chose. Et si vous le faites pour la joie, vous pouvez le faire pour toujours ».

Être disponible

Dans nos vies parfois trépidantes et bien remplies, difficile d’être disponible ! D’autant qu’il faut être disponible à deux niveaux : avoir du temps, et être disponible d’esprit. Si vous voulez écrire un livre, vous devez vous dégager de longues plages-horaires (minimum 2 heures !), tous les jours. Alors soit vous profitez de votre congé maternité/paternité, de votre congé sans solde, ou de votre retraite bien méritée, soit, comme Amélie Nothomb, Gilles Legardinier et tant d’autres écrivains, vous vous levez aux aurores, soit, comme Balzac, vous passez la nuit à écrire, une cafetière à portée de main. Écrire tous les jours permet de ne pas perdre le fil de l’histoire, de rester cohérent et de donner une unité à votre livre. Stephen King, encore, affirme : « J’écris moi-même tous les jours, même à Noël, le jour de la fête nationale et le jour de mon anniversaire ».

Être disponible d’esprit, c’est pouvoir laisser vos personnages et votre histoire vous envahir toute la journée, vous habiter, même lorsque vous n’êtes pas devant votre ordinateur. Une fois que vous avez commencé à écrire un livre, il devient presque une obsession, vous y pensez tout le temps.

Lire encore !

Vous écrivez, très bien, mais ne vous arrêtez pas de lire pour autant ! Lisez des livres du même genre que celui sur lequel vous travaillez, et imprégnez-vous des codes, des schémas de narration, de la structure du livre, du style des dialogues et des descriptions, de la manière dont sont présentés les personnages. Autant d’outils pour construire votre propre manuscrit.

Investir dans un carnet

Ne laissez pas filer vos idées ! Ayez toujours sur vous ou sur votre table de nuit un carnet où noter vos idées, vos impressions, vos phrases parfaites. Une idée est un concept assez bizarre. On ne sait jamais quand elle vous tombe dessus, parfois on arrive à en déterminer la cause (une discussion, une lecture, une situation vécue…), mais dans tous les cas, elle peut s’envoler aussi vite qu’elle est venue si on ne l’attrape pas au vol et qu’on la couche bien sagement dans un petit carnet. Vous aurez beau faire d’intenses efforts de mémoire, si vous ne la notez pas immédiatement, elle ne reviendra peut-être jamais !

Ne pas jouer à l’écrivain maudit

Ne vous enfermez pas dans votre chambre ou votre bureau comme dans une tour d’ivoire. Sortez, discutez, regardez ce qu’il se passe autour de vous. L’inspiration vient de ce que vous avez vécu. Vous ne pouvez pas tout inventer ! Et même, si vous voulez que votre livre soit réaliste et crédible, il faudra vous documenter. Sachez que Maylis de Kerangal, l’auteur de Réparer les vivants (mai 2015), intense roman autour d’une greffe cardiaque, a assisté à la transplantation d’un cœur à l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière, car, dit-elle : « Le sujet est complexe, d’un point de vue moral, scientifique et légal, et je ne voulais pas dire d’âneries.»

Faire un plan

Parce qu’on se laisse parfois emporter par l’écriture, il est nécessaire de faire un plan. De déterminer à l’avance les grandes lignes de votre livre. De savoir dès le début quelle sera la chute pour mieux la cacher au lecteur et créer ainsi un effet de surprise.

Ne pas hésiter à tout réécrire plutôt que rafistoler

C’est rageant, c’est frustrant, c’est humiliant, mais si vous avez su repérer un passage « mauvais », réécrivez-le entièrement. Et au contraire, soyez fiers d’avoir su détecter le paragraphe qui n’apporte rien ou la ligne incohérente ! Bernard Werber avoue : « J’ai refait 120 fois les Fourmis ! », alors n’hésitez pas !

Soigner vos personnages

C’est par le biais des personnages que le lecteur entre ou pas dans le livre. Il faut que les lecteurs puissent s’identifier aux personnages ou bien que les personnages leur rappellent quelqu’un. À vous de les rendre attachants, crédibles et entiers. Pas besoin de longues descriptions, le lecteur comprend encore mieux leur caractère au travers des dialogues ou des actions qu’ils entreprennent.

Relire et faire relire

L’auteur est la première personne qui doit trouver du plaisir à lire le livre. Si vous relisez les pages écrites la veille et que vous sautez des passages en vous relisant, c’est mauvais signe. C’est que les passages en question sont ennuyeux, ou fades, ou inutiles. Acceptez, lorsqu’il est terminé, de faire relire votre manuscrit par quelqu’un doté d’un bon sens critique, quelqu’un qui sache vous faire des remarques pertinentes et constructives (plus que « j’aime bien » ou « je n’aime pas trop ce passage », il faut savoir pourquoi).

Se faire éditer

Vous aimeriez vous faire éditer ? Tentez les grosses maisons d’édition parisiennes, pour avoir la conscience tranquille, mais ne vous faites pas trop d’illusions, elles reçoivent près de cent manuscrits par jour… Visez ensuite les maisons plus petites et spécialisées dans votre genre. Vous ne recevez que des lettres de refus mais vous tenez mordicus à tenir votre livre entre les mains ? Vous pouvez envoyer votre manuscrit à des maisons d’édition dites à compte d’auteur. Sachez que c’est vous qui financez la « maquette », qu’il n’y a ni publicité ni communication à votre égard, mais vous bénéficiez d’une jolie couverture, du référencement en librairie et d’une rétribution des droits d’auteur d’environ 20%. (Autant vous dire qu’on ne rentre pas dans ses frais, car le bouche-à-oreille, aussi puissant soit-il, ne compense pas le prix de la maquette !). Autre possibilité : l’autoédition, via des sites comme lulu.com, thebookedition.com ou bookelis.com, qui impriment votre livre, charge à vous de fixer le prix de vente et de le diffuser.

Newsletter
Recevez Aleteia chaque jour. Abonnez-vous
Aleteia vous offre cet espace pour commenter ses articles. Cet espace doit toujours demeurer en cohérence avec les valeurs d’Aleteia. Notre témoignage de chrétiens portera d’autant mieux que notre expression sera empreinte de bienveillance et de charité.
[Voir la Charte des commentaires]