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Pape François : « La jeunesse mexicaine doit se valoriser »

© Marko Vombergar/ALETEIA
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Le Souverain Pontife a rencontré les jeunes du Michoacán, l'un des États du Mexique les plus touchés par la violence liée au trafic de drogue.

Après avoir encouragé les familles à mettre de l’enthousiasme dans leur vie, les religieux à ne pas se résigner mais à « risquer pour changer les choses », c’est un grand message d’amour, de réconciliation et d’espoir que le pape François a livré aux jeunes du Michoacán, l’un des États du Mexique les plus touchés par la violence liée au trafic de drogue. Ils étaient plus de 100 000, mardi après-midi au stade José Maria Morellos y Pavon de Morelia, la capitale régionale, 50 000 à l’extérieur derrière les grilles.  Jamais le Pape n’avait été si « énergique » dans ses encouragements : « Allez-y jeunes… Vous êtes la richesse du Mexique, vous êtes la richesse de l’Église ! (…)  Malgré toutes les difficultés, (…) je ne cesserai de vous le dire : ayez le courage de rêver ! Ne vous faites pas voler vos rêves ! (…) Richesse, espérance, dignité ! Répétons ensemble… ».

Mais « on ne peut pas vivre l’espérance, sentir l’avenir si on ne parvient pas d’abord à se valoriser », leur a dit le Pape, si on ne parvient pas à sentir que sa vie, ses mains, son histoire en valent la peine ». Il faut expérimenter que tout n’est pas perdu – se dire : « Tout n’est pas perdu. Je ne suis pas perdu, je vaux, et je vaux beaucoup », a martelé François – et pour cela reconnaître les pièges dans lesquels il ne faut pas tomber  comme : « Croire les discours qui te dévalorisent, qui te font sentir être de seconde catégorie ». La principale menace contre l’espérance, a-t-il poursuivi avec force, « c’est quand tu sens que tu ne comptes pour personne ou que tu es laissé de côté. La principale menace contre l’espérance, c’est quand tu sens que cela revient au même que tu sois là ou non. Cela tue, cela nous anéantit, et constitue la porte d’entrée à tant de souffrance. La principale menace contre l’espérance, c’est de te faire croire que tu commences à avoir de la valeur quand tu revêts des habits de marque, dernier cri, ou bien quand tu deviens célèbre, important parce que tu as de l’argent ; mais au fond, ton cœur ne croit pas que tu es digne d’affection, digne d’amour. La principale menace, c’est quand quelqu’un sent qu’il doit avoir de l’argent pour tout acheter, même l’affection des autres. La principale menace, c’est de croire qu’avoir une grosse voiture te rend heureux ».

L’espérance c’est Jésus, « c’est Lui qui renouvelle continuellement » notre regard, Lui qui « invite continuellement » à convertir notre cœur, a poursuivi le Pape. « C’est grâce à Lui que nous pouvons faire du chemin, c’est grâce à Lui que sans cesse nous pouvons recommencer  et pouvons nous encourager à dire : ce n’est pas vrai que la seule manière de vivre, de pouvoir être jeune, c’est de remettre sa vie entre les mains du narcotrafic ou de tous ceux qui ne font que semer la destruction et la mort. C’est grâce à Lui que nous pouvons dire qu’Il n’est pas vrai que la seule manière dont doivent vivre les jeunes ici, c’est dans la pauvreté et dans la marginalisation, dans la marginalisation quant aux opportunités, dans la marginalisation quant aux espaces, dans la marginalisation quant à la formation et à l’éducation, dans la marginalisation quant à l’espérance. Jésus Christ est Celui qui dément toutes les tentatives de vous rendre inutiles, ou simples mercenaires des ambitions d’autrui. (…) Quand vous doutez de cela, regardez Jésus Christ ! »

Jésus, a conclu le Saint-Père, ne nous inviterait jamais à être des mercenaires, (…) ne nous enverrait jamais à l’abattoir, tout en lui est une invitation à la vie. Une vie en famille, une vie en communauté; une famille et une communauté en faveur de la société ».

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