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Un millier de missionnaires de la Miséricorde envoyés dans le monde

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À la messe des Cendres, mercredi après-midi, le Saint-Père a appelé tous les chrétiens à "laver" leurs cœurs et leurs vies.

Ils viennent d’Europe, mais aussi de Birmanie, de Chine, de Thaïlande, des Émirats arabes unis, du Burundi ou du Zimbabwe… soit très exactement 1 071 missionnaires de la Miséricorde envoyés par le Pape sur les routes du monde pour annoncer jusqu’à la fin du Jubilé la beauté de la Miséricorde. Cet envoi en mission – célébré en ce mercredi des Cendres, premier jour de Carême – est un des signes les plus forts de cette Année sainte : « Le signe de la sollicitude maternelle de l’Église à l’égard du peuple de Dieu », explique le pape François dans sa Bulle d’indiction pour le Jubilé, Misericordiae Vultus.

Témoins de la proximité de Dieu et de son amour

Ces missionnaires, pour la plupart de rite latin et quelques-uns de rite oriental, sont appelés à exercer avec « humilité et sagesse » leur mission de confesseur « au nom de Jésus et non en leur nom propre », en accueillant « les bras grands ouverts » tous ceux qu’ils verront approcher des confessionnaux. Être des « missionnaires de la Miséricorde » est une grande responsabilité, « souvenons-nous toujours en entrant dans un confessionnal que c’est le Christ qui accueille, le Christ qui écoute, le Christ qui pardonne, le Christ qui donne la paix », a-t-il beaucoup insisté en rencontrant plusieurs centaines d’entre eux le 9 février dernier.

De la honte naît la conversion

À eux aussi, comme aux capucins plus tôt dans la journée, le Pape a recommandé « douceur et respect » face à des personnes qui ont souvent du mal à s’exprimer parce qu’ils ont honte de leurs péchés et ne savent pas comment s’y prendre pour les avouer, mais sentent au fond d’elles « le désir d’être accueillies et pardonnées ». La honte, rappelle le Pape, est un « élément déterminant » dans une conversion, « que ce soit pour un péché commis ou pour avoir à le confesser à quelqu’un ».

Ce n’est donc pas des confesseurs avec « des airs de supériorité » qu’il faut aux chrétiens, mais des confesseurs avec « un cœur de père et le cœur de la Mère Église », qui les couvrent avec « la couverture de la miséricorde » et ne fassent surtout pas preuve d’une curiosité malsaine en leur posant trop de questions.

À la messe des Cendres, mercredi après-midi, François leur a dispensé ses dernières recommandations : « Chers frères, puissiez-vous aider à ouvrir les portes des cœurs, à dépasser la honte, à ne pas fuir de la lumière. Que vos mains paternelles bénissent et soulagent vos frères et sœurs ; qu’à travers vous le regard et les mains du Père se posent sur ses fils et guérissent leurs blessures ! », les a-t-il appelés.

« Laver » son cœur et sa vie

À tous les chrétiens, à la fin de l’homélie de la messe célébrée à Saint-Pierre (et non à la basilique Sainte-Sabine, sur l’Aventin, comme ce fut le cas en 2013 après l’annonce du renoncement de Benoît XVI au siège de Pierre), le Pape a également demandé des efforts pour vivre ce Carême dans les meilleurs conditions possibles. Premier conseil : fuir « la tentation de blinder les portes de leurs coeurs, et de cohabiter avec le péché en le minimisant, en se justifiant toujours, et pensant ne pas être pire que les autres » ; deuxième conseil : voir la honte que l’on peut peut éprouver face au péché commis, non pas comme « un frein pour s’ouvrir » mais comme « un bon symptôme » indiquant que l’on veut vraiment se détacher du mal, tout en faisant attention à ne jamais transformer cette honte « en crainte ou en peur ». Trois moyens pour y arriver, a rappelé le Pape : la prière, la charité concrète, le jeûne, ou plus largement la pénitence.

Enfin, le Saint-Père a souhaité que ce temps de Carême soit pour tous les chrétiens « une période propice » pour « se débarrasser des hypocrisies et mensonges, sortir des mondanités et de l’indifférence » qui, a-t-il dit, font croire que « tout va bien si je vais bien » et empêchent de comprendre que « ce qui compte vraiment n’est pas l’approbation, la recherche du succès ou du consensus », mais « avoir un cœur et une vie propres, lavés » pour retrouver son identité chrétienne, soit « l’amour qui sert et non l’égoïsme qui nous sert ».

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