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L’IVG remboursée à 100%. Les frais liés à la maternité attendront

Marysol Touraine, ministre française des Affaires sociales, de la santé et des droits des femme
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La ministre des Affaires sociales, de la santé et des droits des femmes annonce que l’ensemble du "parcours IVG" sera intégralement remboursé à partir du 1er avril.

Le lieu choisi était symbolique : un centre du Planning familial à Paris. Ce vendredi 15 janvier, un an jour pour jour après l’annonce du Programme national d’action pour améliorer l’accès à l’IVG, Marysol Touraine en a dressé un premier bilan.

La ministre des Affaires sociales, de la santé et des droits des femmes a rappelé sa détermination « sans faille » dans le combat en faveur du « droit » à l’avortement avec notamment cette annonce phare : l’Interruption volontaire de grossesse (IVG), acte en lui-même déjà totalement remboursé depuis 2013, sera facilitée par la prise en charge intégrale des frais du « parcours IVG » à partir du 1er avril 2016. Consultations, examens, analyses, échographies pré et post-IVG, tout sera remboursé à 100%.

Toujours plus pour l’IVG

À cette occasion, la ministre a annoncé la prochaine mise en œuvre « avant l’été » de plusieurs mesures destinées à « faciliter » l’accès à l’IVG votées en décembre dans le cadre du projet de loi de modernisation du système de santé : notamment la suppression du délai de réflexion d’une semaine, le renforcement de l’offre de proximité, et la capacité donné aux sages-femmes d’effectuer des IVG médicamenteuses et aux centres de santé, des IVG instrumentales. En outre, « chaque Agence régionale de santé (ARS) devra formaliser un programme régional pour améliorer l’accès à l’IVG » (France Soir). Autrement dit, les ARS devront prévoir l’intégration d’IVG dans les contrats qui les lient aux établissements de santé (hôpitaux ou cliniques) en leur donnant des objectifs en nombre d’IVG à réaliser.

La loi Santé est actuellement en cours de contrôle par le Conseil constitutionnel. Mais la ministre de la Santé semble assurée du résultat de la saisine du Conseil constitutionnel sur la loi de modernisation du système de santé, qui concerne notamment la suppression du délai de réflexion de sept jours pour les femmes, s’étonne Gènéthique.

La maternité est discriminée

« Lors de sa visite, Marisol Touraine a martelé son ambition : “Faciliter pour toutes les femmes, sur tout le territoire, l’accès à la diversité des moyens d’IVG”, répétant le slogan de la campagne “IVG, mon corps, mon choix, mon droit”. À aucun moment, elle ne s’est alarmée du taux élevé d’avortements, en dépit d’une très large couverture contraceptive », constate La Croix.

En outre, la maternité est discriminée, relève Alliance Vita : « Cette mesure [de remboursement à 100%] va conduire à une discrimination troublante entre l’acte d’IVG et la poursuite de la grossesse, puisque par exemple les deux premières échographies avant le 5e mois de grossesse ne sont remboursés qu’à 70% ».

Alors que le nombre d’avortements dans notre pays dépasse les 220 000 par an, tout l’effort de la ministre consiste à en élargir encore l’accès et nullement à le prévenir en venant en aide aux femmes enceintes. Y compris en livrant une véritable « guerre de l’information » au site SOS IVG qui concurrence avec succès le site du gouvernement (ivg.gouv.fr.) en avertissant les femmes que l’IVG « n’est pas un acte anodin » (Aleteia).

Né en 1950, ancien élève puis professeur-assistant à la Faculté Libre de Philosophie Comparée (IPC), Philippe Oswald est journaliste depuis 1978. Il a été rédacteur en chef (1985-1990) puis directeur de la Rédaction (1990-2010) de l’hebdomadaire Famille Chrétienne.  @PhilippeOswald / Facebook
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