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Pape François : « Demandons à être convertis à la miséricorde de Jésus »

radiovaticana
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L'Église est la « maison de Jésus », une maison de miséricorde qui accueille tout le monde, dont les chrétiens doivent pas fermer les portes, a rappelé le Saint-Père.

Lors de l’une de ses dernières homélies à la maison Sainte Marthe, le pape François est revenu sur un thème qu’il a déjà souvent abordé lors de l’homélie de ce mardi matin prononcée dans la chapelle Sainte-Marthe : Jésus qui ouvre les portes à celui qui le cherche, en particulier ceux qui sont éloignés de Lui, une attitude qui s’oppose aux chrétiens qui sont fermés à ceux qui frappent à la porte du Seigneur ; une sorte de conflit entre la miséricorde totale du Christ et le peu de miséricorde démontrée par ceux-mêmes qui croient en Lui.

Le thème de l’eau était central dans l’homélie du Pape, « l’eau qui assainit », selon François, que ce soit avec l’image utilisée par Ezéchiel du ruisseau devenu un torrent riche de vie ; ou la guérison du paralytique dans l’eau de la piscine de Béthesda. Ce dernier épisode, relaté dans l’Évangile selon saint Jean, est pour le Pape une « histoire qui arrive souvent aujourd’hui » : « Un homme, une femme, qui se sent malade dans son âme, triste, qui s’est souvent trompé dans la vie, à un certain moment, il sent que les eaux bougent, l’Esprit Saint fait bouger les choses, il entend des mots et il dit : "Ah, je voudrais y aller !". Il prend son courage à deux mains et il y va ». Dans cette situation, le Pape regrette les portes fermées qui se trouveront sur son chemin, les jugements définitifs comme les « Tu ne peux pas, tu t’es trompé et tu ne peux donc pas. Si tu veux venir, viens à la messe du dimanche, mais reste là, ne fais rien de plus ». Ainsi, pour François, « ce que fait l’Esprit Saint dans le cœur des gens, les chrétiens avec la psychologie des docteurs de la loi le détruisent ».

Au contraire, le Saint-Père invite l’Église à ouvrir les portes, et à les garder ouvertes : l’Église est « la maison de Jésus et Jésus accueille. Mais pas seulement, Il va aussi à la rencontre de ceux qui viennent à Lui ». Et si ces gens sont blessés, « Il les porte sur ses épaules ». C’est la miséricorde. Ce temps de Carême doit nous aider à ne pas commettre l’erreur de celui qui méprise l’amour de Jésus envers le paralytique, seulement parce que c’est contraire à la loi (dans l’Évangile, cette guérison a lieu le jour du Sabbat). « Demandons aujourd’hui au Seigneur une conversion vers Jésus, une conversion à Jésus, une conversion à sa miséricorde. Ainsi la loi sera pleinement accomplie, car la loi est d’aimer Dieu et son prochain, comme soi-
même »,
a conclu François.

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