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François : le cardinal Jorge Mario Bergoglio élu 266e pape de l’Eglise catholique

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Le nouveau pape, jésuite argentin, apparaît à la loggia de la basilique Saint-Pierre

François : c’est le nom du nouveau pape, 265e successeur de saint Pierre. A 20h22, le cardinal Bergoglio, jésuite argentin né en 1936, est apparu à la loggia de la basilique Saint-Pierre, sous la clameur des milliers de fidèles réunis place Saint-Pierre.
 
Voici les premières paroles du pape François : 

« Chers frères et sœurs,
 
Vous savez que le devoir du conclave était de donner un évêque à Rome. Il semble que mes frères cardinaux sont allés le chercher presque au bout du monde. Mais nous sommes ici. Je vous remercie de votre accueil. La communauté diocésaine de Rome a son évêque, merci. Et avant tout, je voudrais faire une prière pour notre évêque émérite Benoît XVI. Prions tous ensemble pour lui, pour que le Seigneur le bénisse, et que la Vierge le protège.
 
Le pape François récite le Notre Père et le Je vous salue Marie.
 
Et maintenant, nous commençons ce chemin, évêque et peuple. Ce chemin de l’Eglise de Rome, celle qui préside dans la charité à toutes les Eglises. Un chemin de fraternité, d’amour, de confiance entre nous. Prions toujours pour nous, les uns pour les autres. Prions pour le monde entier, afin qu’il y ait une grande fraternité. Je vous souhaite que ce chemin d’Eglise que nous commençons aujourd’hui – et le cardinal vicaire ici présent m’y aidera – soit fructueux pour l’évangélisation de cette belle ville.
 
Et maintenant je voudrais vous donner la bénédiction. Mais avant que l’évêque bénisse le peuple, je vous demande de prier le Seigneur pour qu’il me bénisse. Que le peuple demande la bénédiction de Dieu sur son pasteur. Faisons silence.
 
Le pape se recueille et s’incline pour prier. Il revêt l’étole pastorale et donne sa première bénédiction Urbi et Orbi. » 

Quelques éléments de biographie

Jorge Mario Bergoglio, 76 ans, archevêque de Buenos Aires depuis 1998, est le premier jésuite à avoir été nommé primat d’Argentine, en 2001. Aujourd’hui il devient le premier pape des Amériques et le premier jésuite à devenir pape.
 
Né le 17 décembre 1936 à Buenos Aires, il est le fils de parents immigrés italiens venus du Piémont. Après un diplôme de technicien chimiste, il entre au séminaire de Devoto (province de Buenos Aires), puis à la Compagnie de Jésus en 1958.
 
Quatre ans après son ordination en 1969, il est nommé supérieur provincial des jésuites en Argentine, charge qu’il exercera pendant six ans. Des années difficiles, marquées par la dictature, où la Compagnie est profondément divisée sur la question de la théologie de la libération et souffre d’une baisse des vocations.
 
A son retour en Argentine, en 1981, il est nommé proviseur du Grand Collège Máximo de San Miguel et des facultés jésuites de Philosophie et de Théologie de l’USAL (Universidad de San Salvador, Buenos Aires). Puis, très rapidement, il s’installe dans la province de Córdoba comme simple curé à la tête d’une petite paroisse, puis à Mendoza, près de la frontière chilienne, avant d’être transféré en Allemagne pour une longue période d’études.
 
En 1992, Jean-Paul II le nomme évêque auxiliaire de Buenos Aires, puis coadjuteur en 1997.
L’année suivante, il succède au cardinal Antonio Quarracino qui, quelques jours avant sa mort, évoquait « cette bonne nouvelle pour son diocèse », dressant le portrait d’un « homme discret et très efficace, fidèle à l’Église et très proche des prêtres et des catholiques ». (La Croix)
 
Il a été créé cardinal en 2001 par Jean-Paul II
 
Très aimé et écouté par la classe moyenne appauvrie et par les déshérités dans, un pays où la moitié de la population vit sous le seuil de la pauvreté, il vit très simplement, se déplace en métro en en bus et passe ses fins de semaine à visiter les  paroisses défavorisées et les bidonvilles de la périphérie de la ville.

Jorge Mario Bergoglio, est un homme ascète et austère qui évite soigneusement aussi bien les médias que les hommes politiques. Il communique à travers ses homélies où il ne manque pas de dénoncer la corruption de la classe politique et la crise des valeurs de la société argentine.
 
Ayant fait de la pauvreté un de ses combats – « une violation des droits de l’homme », affirmait-il en 2009 – ce pourfendeur du néolibéralisme et de la mondialisation est ainsi devenu une autorité morale incontestable en Argentine et au-delà. (La Croix)
 
Malgré sa santé fragile – on lui a ôté une partie du poumon droit à 20 ans –, il mène une vie ascétique et se lève à 4 h 30 du matin pour une journée de travail assidu. Il est connu pour peu parler mais écouter beaucoup.
 
La plupart des jésuites argentins gardent de lui l’image d’un homme qui a su apaiser une province divisée et qui sait gouverner en situation de crise. 

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